vendredi 12 mai 2017

"Les corbeaux de la mi-automne" de Tran-Nhut

"Les corbeaux de la mi-automne" de Tran-Nhut est un des dix livres à lire pour le jury de la 14ème édition du Prix marseillais du polar auquel je participe cette année.

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Titre : "Les corbeaux de la mi-automne"
Auteur : Tran-Nhut
Genre : Policier, roman historique
Editeur : Editions Philippe Picquier
Parution : 2014 / 492 pages
ISBN : 978-2809710151


Ce qu'en dit l'éditeur : Sous la pleine lune de la Mi-Automne, l'Archer céleste, le génie des Eaux et le lapin apothicaire reviennent fouler la terre des hommes et jouer avec leurs destins. A peine les derniers lampions de la fête éteints, des moines en colère dénoncent la vicieuse dégradation de leurs lieux de culte et de leurs lieux d'aisance, alors que le mandarin Tân s'active à élucider plusieurs morts suspectes, et qu'une femme au charme irrésistible sème la zizanie dans la bourgade.

Entre-temps, espions et aventuriers sillonnent la campagne, ravivant les tensions immémoriales entre le Dai-Viêt et son puissant voisin, l'Empire du Milieu. Des alliances décisives se nouent devant la menace d'une guerre civile : sommé de se rallier au pouvoir corrompu du Nord ou au seigneur félon du Sud, le mandarin Tân doit enfin faire son choix.

Dans cette huitième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut fait la part belle aux mythes d'Asie, peuplés d'Immortels et de génies, tout en évoquant la longue et tumultueuse histoire qui lie le Viêt-Nam à la Chine.


Avis : Le lecteur est rapidement dépaysé. La fête de la mi-automne nous plonge dans les coutumes de l'époque.
Je dois avouer que j'ai eu du mal à suivre les petites parties historiques explicatives car je ne reconnaissais aucun nom et il était difficile de m'y retrouver.
Heureusement, les noms des personnages principaux sont facile à retenir.

Durant tout le livre, je me suis demandée si les différentes énigmes étaient liées ou non et j'ai obtenu la réponse à la fin.

Un policier divertissant.


mardi 9 mai 2017

"Entre ciel et terre" de Jón Kalman Stefánsson

Pour notre rendez-vous du mois de mai, ma libraire, organisatrice du club de lecture, nous a proposé de partir en Islande avec "Entre ciel et terre" de Jón Kalman Stefánsson.

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Titre : "Entre ciel et terre"
Auteur : Jón Kalman Stefánsson
Traducteur : Eric Boury
Genre : récit
Editeur : Folio
Parution : 2011 / 272 pages
ISBN : 978-2070440511


Ce qu'en dit l'éditeur : "Certains mots sont probablement aptes à changer le monde, ils ont le pouvoir de nous consoler et de sécher nos larmes. Certains mots sont des balles de fusil, d’autres des notes de violon. Certains sont capables de faire fondre la glace qui nous enserre le cœur et il est même possible de les dépêcher comme des cohortes de sauveteurs quand les jours sont contraires". Parfois à cause des mots, on meurt de froid. Comme pour Barour, pêcheur à la morue islandais, il y a un siècle. Trop occupé à retenir des vers du Paradis Perdu de Milton, il oublie sa vareuse en partant en mer. De retour sur la terre ferme, son meilleur ami entame un périlleux voyage pour rendre à son propriétaire le livre funeste. Pour savoir aussi s’il veut continuer à vivre. Entre ciel et terre, d’une force hypnotique, nous offre une de ces lectures trop rares dont on ne sort pas indemne.


Avis : Avec ce livre, nous intégrons le monde dur et sans pitié des pêcheurs d'Islande. Nous ressentons les éléments contre lesquels ils doivent se battre. Mais pas seulement.

L'histoire part d'un livre de poésie et je trouve que la poésie est mise à l'honneur. Je me suis retrouvée à lire plusieurs fois certaines phrases afin de bien les savourer. En voici quelques-unes :
"Les sanglots naissent quand les mots ne sont plus que des pierres inutiles."
En parlant d'un suicide : "... et de s'introduire par effraction dans le monde des morts".
"Les rêves nous libèrent parfois des amarres de la vie."
"Les mots sont des flèches, des balles de fusil, des oiseaux légendaires lancés à la poursuite des héros, les mots sont des poissons immémoriaux qui découvrent un secret terrifiant au fond de l'abîme, ils sont un filet assez ample pour attraper le monde et embrasser les cieux, mais parfois, ils ne sont rien, des guenilles usées, transpercées par le froid, des forteresses caduques que la mort et le malheur piétinent sans effort."

Un livre à savourer.


mardi 2 mai 2017

"Trois gouttes de sang grenat" d'Hélène Legrais

Cette année, j'ai l'honneur de participer au jury de la 14ème édition du Prix marseillais du polar. Pour l'occasion, nous avons 10 livres à lire. "Trois gouttes de sang grenat", d'Hélène Legrais en fait partie.

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Titre : "Trois gouttes de sang grenat"
Auteur : Hélène Legrais
Genre : policier, roman historique
Editeur : Calmann Lévy
Parution : 2016 / 352 pages
ISBN : 978-2702158920


Ce qu'en dit l'éditeur : Auguste Laborde hérite de la boutique de joaillerie de son père mort prématurément. Marié contre son gré par sa mère à une femme qui l’indiffère, il se réfugie dans son unique passion, l’orfèvrerie, et en particulier le travail du grenat, spécialité de la ville de Perpignan. Sa vie prend un tour inattendu quand il découvre qu’une porte séparant son atelier de l’immeuble voisin donne sur les salons d’une maison close. Par une fente entre les lattes de bois, il dispose d’un point de vue imprenable sur l’activité de l’établissement… Jusqu’au jour où il assiste, impuissant, au meurtre d’une pensionnaire. L’enquête de la police restant au point mort, Auguste décide de partir lui-même à la recherche de l’assassin. Il n’a pu voir son visage, seulement ses mains et ses poignets. D’indice en indice, ses investigations l’entraînent dans les cercles les plus huppés de la capitale roussillonnaise…


Avis : J'aime beaucoup la couverture qui m'a de suite transportée sous la IIIe République.
Le personnage d'Auguste est vraiment attachant et il est très agréable de suivre son évolution tout au long de l'histoire.
Je m'imaginais que le meurtre arriverait plus tôt, mais il ne se produit que vers le milieu du livre. Auparavant, nous évoluons et découvrons le monde d'Auguste, joaillier de Perpignan.
La fin m'a totalement prise au dépourvu. A tel point, que je n'arrive pas à savoir si je l'ai appréciée ou pas. Si vous avez lu le livre, je veux bien connaître votre avis.

Le livre se lit tout seul, et tout en nous plongeant dans l'Histoire.


mardi 25 avril 2017

"Le vieux qui voulait tuer le président" de Céline Barré

Je remercie Céline Barré de m'avoir transmis son dernier livre "Le vieux qui voulait tuer le président", troisième tome des farfelus.

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Titre : "Le vieux qui voulait tuer le président"
Auteur : Céline Barré
Genre : Humour, humour noir
Editeur : Indépendant
Parution : 2017 / 278 pages
ISBN : 978-2955315330


Ce qu'en dit l'éditeur : Théodore de La Morne, 71 ans décide de se rendre à Marseille afin d’y tuer le président français, Francis Ollanzi; personnage outrancier et égoïste, qui vient d’être réélu. Il souhaite commettre son crime lors de l’inauguration du musée du coquillage. Il doit trouver un chauffeur ainsi qu’un tueur pour l’aider dans cette entreprise saugrenue. Son hygiène de vie, en rupture avec le bon sens, ne va-t-elle pas constituer un frein à cette ambition qui vire à l’obsession ? Théodore porte en lui un lourd secret qui va changer la donne. Suivez Théodore du Cotentin jusqu’au sud de la France dans des aventures loufoques et tendres au dénouement inattendu. Un vrai roman feelgood qui porte des valeurs d'amour, d'amitié et de solidarité sur un fond loufoque. Un ouvrage vecteur d'espoir : quand tout semble désespéré, la vie peut encore nous réserver de bonnes surprises.
 

Avis : J'ai tout d'abord été très étonnée de la couverture. Étonnée de cette coupure avec les deux autres tomes des farfelus. Finalement, je trouve qu'elle s'accorde bien avec le livre.

Comme dans les autres, je me suis allégrement laissée emportée par les personnages. En plus, je les connaissais et les ai retrouvés avec plaisir.
Le contexte est toujours aussi loufoque, le lecteur s'amuse. Pourtant, le livre ne se limite pas à son côté "bonne humeur". Je ne vous en dis pas trop, l'histoire est à découvrir par soi-même !

Des trois farfelus, c'est celui qui m'a le plus touchée. C'est celui que j'ai le plus apprécié. Peut-être du fait de sa note humaniste ?

Un livre à saisir pour passer un bon moment.


mardi 18 avril 2017

"L'amour, la fantasia" d'Assia Djebar

Le temps file et une nouvelle fois, le club de lecture a eu lieu. Ce mois-ci, ma libraire nous a proposé de lire "L'amour, la fantasia" d'Assia Djebar.

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Titre : "L'amour, la fantasia"
Auteur : Assia Djebar
Genre : récit, roman historique
Editeur : Le livre de poche
Parution : 2001 / 320 pages
ISBN : 978-2253151272


Ce qu'en dit l'éditeur : Nous glissons du passé lointain au passé proche, de la troisième personne à la première ; extraordinaire évocation du père, instituteur de français, de la mère, des cousines, des femmes cloîtrées vives et dont le cri et l'amour nous poursuivent.
Assia Djebar, sans conteste la plus grande romancière du Maghreb, nous donne ici son œuvre la plus aboutie.


Avis : Ce fut une lecture très particulière.

Les différentes histoires s'entremêlent les unes les autres. J'avoue m'y être perdue de temps en temps. Je ne savais pas si l'histoire contée dans tel chapitre était celle d'une femme ou celle de la narratrice. Toutes ces tranches de vie donnent un bel aperçu de la condition féminine et de la place de la femme dans la société algérienne.

A cela s'ajoutent les récits de la colonisation du pays par la France. Tout un pan d"histoire non étudié en classe (ou survolé, juste cité), j'ai donc appris beaucoup.
La narratrice m'a émue avec l'enfumage des grottes de Nacmaria (quelle horreur).

Durant tout le livre, la narratrice expose, sans jamais prendre parti.

Une lecture enrichissante, intéressante et pourtant très dure.


mardi 11 avril 2017

"Mörk" de Ragnar Jónasson

Voici un policier offert pour mon anniversaire. Recevoir un livre fait toujours plaisir.

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Titre : "Mörk"
Auteur : Ragnar Jónasson
Traducteur :  Philippe Reilly
Genre : Policier
Editeur : La Martinière
Parution : 2017 / 336 pages
ISBN : 978-2732480442


Ce qu'en dit l'éditeur : À Siglufjördur, à l'approche de l'hiver, le soleil disparaît derrière les montagnes pour ne réapparaître que deux mois plus tard. Ce village perdu du nord de l'Islande plonge alors dans une obscurité totale...
Le jeune policier Ari Thór veille sur la petite communauté sans histoires. Mais son collègue, l'inspecteur Herjólfur, est assassiné alors qu'il enquêtait aux abords d'une vieille maison abandonnée. L'illusion d'innocence tombe. Tous les habitants n'avaient-ils pas, au fond, une bonne raison de semer le chaos ? Elín, qui fuit un passé violent. Gunnar, maire du village, qui cache d'étranges secrets... Pour reconstituer le puzzle, il faudra aussi écouter cette voix qui murmure, enfermée derrière les cloisons d'un hôpital psychiatrique, et qui tient peut-être la clé de l'énigme.

C'est l'agent d'Henning Mankell qui a découvert Ragnar Jónasson et vendu les droits de ses livres dans quinze pays. Né à Reykjavik, Jónasson a traduit plusieurs des romans d'Agatha Christie en islandais, avant d'écrire ses propres enquêtes. Sa famille est originaire de Siglufjördur. Mörk a été élu "Meilleur polar de l'année 2016" selon le SundayExpress et le Daily Express, et a reçu le Dead Good Reader Award en Angleterre.
 

Avis : Je trouve que la couverture s'associe bien à un roman policier islandais. Le nom de l'auteur et le titre sont pour moi difficilement prononçables et ajoutent une note exotique à l'ensemble.

L'histoire nous prend très rapidement et le livre se lit vite. Les chapitres narratifs sont séparés par des extrait d'un journal intime. Nous découvrons son auteur seulement vers la fin et cela donne un éclairage supplémentaire à l'affaire.

Un livre pour passer un bon moment dans l'hiver islandais.


mardi 4 avril 2017

"Péril au fournil !" de Céline Barré

Après avoir lu "Quel pétrin" de Céline Barré, j'ai enchainé avec ses farfelus dans : "Péril au fournil !".

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Titre : "Péril au fournil !"
Auteur : Céline Barré
Genre : humour
Editeur : indépendant
Parution : 2016 / 304 pages
ISBN : 978-2955315316


Ce qu'en dit l'éditeur : Entre Vaudeville, amour, humour et satire, découvrez un univers ubuesque et loufoque.
Une femme ordinaire va sortir de son cocon et reprendre son existence en main.

Le Président de France se comporte comme un despote !
Il provoque des avalanches de catastrophes, faisant fi des besoins de ceux qui l'ont élu.  Qu'à cela ne tienne, Jocelyne, une boulangère, décide de monter à Paris afin de hurler sous ses fenêtres !
Insoumise et candide, la boulangère souhaite prendre la tête de la seconde Révolution Française. 
Elle va tout mettre en œuvre afin de torpiller les manœuvres présidentielles.
Pourra-t-elle compter sur le soutien de son mari volage et de ses voisins dans cette entreprise ô combien risquée ?
Une armée de gentils bras cassés parviendra-t-elle à renverser le pouvoir en place ?
Qui est ce blogueur qui prend un malin plaisir à moquer le Président ?
Et ce chanteur has been qui semble leur vouloir du bien est-il sincère ou bien manipulateur ?
Deux femmes de tête vont prêter main forte à la boulangère.
Entre révolution personnelle et Révolution tout court, suivez les destins croisés de Joce, Martine et Marie-Cécile de La Morne. Vont-elles renoncer à leurs vies plan-plan et prendre le large ? Elles vont devoir choisir entre passion et raison. 
Elles vous feront voyager du Cotentin jusqu'à la frontière espagnole en passant par Paris et l'Angleterre.
D'embûches en rebondissements rocambolesques, amusez-vous de leurs mésaventures.

Avis : La couverture, tout comme celle des précédents farfelus, m'a plu. Le temps y est plus orageux, l'histoire n'est plus à la rigolade.

Le lecteur retrouve avec plaisir les personnages rencontrés précédemment. Le livre est moins centré, à mon avis, sur Jocelyne et s'ouvre aux personnages dits secondaires.

L'humour est toujours présent (un peu moins au début, mais je ne sais pas si c'est réel ou dû à ma perception de lecture) et les personnages bien trempés.

Un livre qui fait passer un bon moment de détente.