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mardi 12 mars 2019

"Le jour où Nina Simone a cessé de chanter" de Darina Al-Joundi et Mohamed Kacimi

Pour le rendez-vous de mars du club de lecture, ma libraire nous a proposé de lire "Le jour où Nina Simone a cessé de chanter" de Darina Al-Joundi et Mohamed Kacimi.

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Titre : "Le jour où Nina Simone a cessé de chanter"
Auteur : Darina Al-Joundi et Mohamed Kacimi
Genre : auto/biographie
Editeur : Babel
Parution : 2010 / 157 pages
ISBN : 978-2742793105


Ce qu'en dit l'éditeur : Quel est le prix de la liberté, qu'elle soit sexuelle, amoureuse, politique, sociale ou religieuse ?... Telle est la question que pose cette histoire stupéfiante, faite de vérité et de folie, de rage et de tendresse.
La narratrice grandit dans le Liban contemporain en s'efforçant d'être fidèle au rive de son père, un journaliste et écrivain pour qui la liberté n'est pas négociable. Mais ce rêve va se fracasser sur la violence et la haine de la guerre civile, qui tolère tous les excès - sexe, alcool, drogue, provocations. Le refus affiché des règles sociales et des convenances religieuses finit pourtant par défier une société qui réprime durement l'insoumission...
Voici le récit d'une renaissance, le retour à la lumière d'une jeune femme qui a côtoyé la folie et la mort. Audacieux, impudique et bouleversant, son témoignage dévoile une immense fragilité mais aussi une force et une espérance irréductibles.


Avis : Une biographie très intéressante, très dure également.
Le style est propre à une biographie, on entend Darina raconter sa vie à Mohamed, surtout au début du livre.
La couverture est belle et je me suis raccrochée à la photo de Darina, si belle sur scène, en lisant son enfance et son adolescence.

Une leçon d'histoire, un témoignage poignant.


mardi 2 octobre 2018

"Le prince à la petite tasse" d'Emilie de Turckheim

Pour le rendez-vous d'octobre du club de lecture, ma libraire nous a proposé de lire "Le prince à la petite tasse" d'Emilie de Turckheim.

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Titre : "Le prince à la petite tasse"
Auteur : Emilie de Turckheim
Genre : récit, autobiographie
Editeur : Calmann Lévy
Parution : 2018 / 216 pages
ISBN : 978-2702158975


Ce qu'en dit l'éditeur : Un jour, j’ai dit : "Ils sont des milliers à dormir dehors. Quelqu’un pourrait habiter chez nous, peut-être ?"
Et Fabrice a dit : "Oui, il faudra juste acheter un lit."
Et notre fils Marius a dit : "Faudra apprendre sa langue avant qu’il arrive."
Et son petit frère Noé a ajouté : "Faudra surtout lui apprendre à jouer aux cartes, parce qu’on adore jouer aux cartes, nous !"

Pendant neuf mois, Émilie, Fabrice et leurs deux enfants ont accueilli dans leur appartement parisien Reza, un jeune Afghan qui a fui son pays en guerre à l’âge de douze ans. Ce journal lumineux retrace la formidable aventure de ces mois passés à se découvrir et à retrouver ce qu’on avait égaré en chemin : l’espoir et la fraternité.


Avis : Le sujet est très beau. Cette histoire se lit facilement, agréablement.
Elle est très touchante. En la lisant, on sent combien il était important pour l'auteure de l'écrire, de témoigner de cette tranche de vie riche en générosité et en découvertes. De soi, de l'autre, de l'inconnu. S'ouvrir à l'autre et recevoir.
Pourtant, je suis restée en dehors du livre. L'histoire m'a touchée, mais pas le livre.

Un livre traçant une belle histoire.


mardi 24 octobre 2017

"Le livre que je ne voulais pas écrire" d'Erwan Lahrer

En cette fin d'année, ma libraire est très active et a organisé la venue de nombreux auteurs, dont Erwan Lahrer pour son dernier ouvrage, "Le livre que je ne voulais pas écrire".

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Titre : "Le livre que je ne voulais pas écrire"
Auteur : Erwan Lahrer
Genre : récit 
Editeur : Quidam Editeur
Parution : 2017 / 268 pages
ISBN : 978-2374910635


Ce qu'en dit l'éditeur : Je suis romancier. J'invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, je l'espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l'humain. Il m'est arrivé une mésaventure, qui est une tuile pour le romancier qui partage ma vie : je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment ; donc lui aussi.


Avis : Erwan Larhrer était dans la fosse du Bataclan le 13 novembre 2015. Le seul écrivain présent.

Il a longtemps hésité avant d'écrire ce livre. Pour savoir comment l'aborder, savoir quel angle prendre. Et il a réussi à créer son objet littéraire.
C'est fabuleux de voir comment il a sublimé cette catastrophe, de voir comment un écrivain traite un fait d'actualité (qui lui est arrivé).

Je vous recommande de le lire pour cela, mais aussi pour son style, très agréable. Pour son humour et pour l'amour qui se dégage de ce livre.
Car oui, même si tout part de la haine de trois personnes, j'ai trouvé que c'est l'amour et la bienveillance qui se dégage de cet objet littéraire.
En refermant le livre, on croit à la vie.

Un livre à lire.


mardi 5 septembre 2017

"Voyage avec Charley" de John Steinbeck

Cet avec mon avis de la dernière lecture du club de lecture que je vous retrouve (trop pressée d'être en vacances, je n'ai pas pris le temps de la poster avant). Ma librairie nous a fait découvrir, pour l'occasion, "Voyage avec Charley" de John Steinbeck.

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Titre : "Voyage avec Charley"
Auteur : John Steinbeck
Traducteur : Monique Thiès
Genre : Autobiographie, récit
Editeur : Actes Sud
Parution : 1997 / 352 pages
ISBN : 978-2742712861


Ce qu'en dit l'éditeur : En 1960, deux ans avant de recevoir le prix Nobel de littérature, John Steinbeck entreprend, au volant de son mobil home, un voyage de onze semaines à travers l’Amérique, avec pour seul compagnon son chien Charley.
De la Pennsylvanie aux forêts du Maine, du Montana à la côte pacifique, le regard qu’il porte sur son pays est désenchanté, et c’est son désarroi, face à la montée de l’indifférence et au racisme endémique, qui s’exprime dans ces pages. Un récit de voyage qui sonne comme une cérémonie des adieux.


Avis : John Steinbeck nous embarque dans son périple américain en compagnie de son chien. Il nous offre des instantanés des différents états qu'il traverse.

Le style est simple et agréable.

Ce fut un livre intéressant à lire.


mardi 24 janvier 2017

"14 ans, harcelée" de Mathilde Monnet

Je remercie les éditions Mazarine, via Netgalley, de m'avoir fait parvenir "14 ans, harcelée" de Mathilde Monnet.

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Titre : "14 ans, harcelée"
Auteur : Mathilde Monnet
Genre : Autobiographie
Éditeur : Editions Mazarine
Parution : 2016 / 324 pages
ISBN : 978-2863744420


Ce qu'en dit l'éditeur : De la sixième à la cinquième, dans l’indifférence de l’équipe éducative et cachant tout à sa famille, Mathilde endure insultes, brimades et humiliations quotidiennes au collège. Elle vit dans la honte, la peur, la culpabilité de ne pas savoir se défendre. Elle se débat au milieu de la haine pour pouvoir survivre et frôle à plusieurs reprises le suicide. Jusqu’au jour où elle trouve enfin une porte de sortie : l’écriture. 14 ans, harcelée est le journal de Mathilde, une adolescente précoce, qui décrit étape par étape sa longue descente aux enfers, l’acharnement et la violence, dont elle a été la victime.
Un document unique qui nous entraîne au cœur de la spirale du harcèlement scolaire et de la psychologie adolescente. Avec ses mots d’adolescente, Mathilde Monnet décrypte avec crudité ce terrible fléau qui touche un enfant sur dix et les pousse parfois à commettre l’irréparable.
Mathilde Monnet a 15 ans. Elle est actuellement en classe de seconde. Bonne élève et passionnée de lecture, 14 ans, harcelée est son premier livre. 



Avis : Même si le harcèlement scolaire est un thème de plus en plus abordé, il n'est pas encore accepté. Beaucoup diront "ce n'est que des gamineries" et minimiseront ses effets.
Le vivre dans la peau de Mathilde nous fait comprendre le système de défense qu'elle a mi en place pour y faire face, survivre.

Le style est simple, c'est un témoignage ; ni enjolivé, ni forcé.
L'histoire parle forcément au lecteur, car, durant notre scolarité, nous avons (malheureusement) rencontré de tels boucs émissaires.
Le lecteur découvre avec désarroi qu'une fois que Mathilde met à jour son harcèlement, elle n'est pas au bout de ses peines.

Un témoignage d'une dure réalité.


vendredi 26 août 2016

"Tribulations d'un précaire" de Iain Levison

Une de mes clientes m'a parlé de "Tribulations d'un précaire" de Iain Levison, que je ne connaissais pas. J'ai alors eu envie de le découvrir en profondeur et l'ai lu.

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Titre : "Tribulation d'un précaire"
Auteur : Iain Levison
Genre : Autobiographie
Editeur : Editions Liana Levi
Parution : 2007 / 186 pages
ISBN : 978-2867464546


Ce qu'en dit l'éditeur : "Au cours des dix dernières années, j'ai eu quarante-deux emplois dans six Etats différents. J'en ai laissé tomber trente, on m'a viré de neuf, quant aux trois autres, ç'a été un peu confus. C'est parfois difficile de dire exactement ce qui s'est passé, vous savez seulement qu'il vaut mieux ne pas vous représenter le lendemain.
Sans m'en rendre compte, je suis devenu un travailleur itinérant, une version moderne du Tom Joad des Raisins de la colère. A deux différences près. Si vous demandiez à Tom Joad de quoi il vivait, il vous répondait : "Je suis ouvrier agricole". Moi, je n'en sais rien. L'autre différence, c'est que Tom Joad n'a pas fichu quarante mille dollars en l'air pour obtenir une licence de lettres."


Avis : Durant tout le livre, le lecteur suit les différents emplois que l'auteur a eu au fil du temps. Cela donne une vision assez dure du monde du travail en Amérique où le travail stable peut paraître du luxe.
Certains entretiens d'embauches sont désolants, certains métiers exténuants ou impensables.

A la longue, la succession d'emplois m'a paru sans fin, à se demander si le livre finirait un jour. Il se termine, mais sans réelle conclusion.
Même si elle ne m'a pas passionnée, la lecture a été très intéressante.


lundi 7 septembre 2015

« Des raisins trop verts… » d’Anne M.G. Lauwaert

Voici un nouveau livre, très dépaysant que j’ai reçu il y a quelques mois. Je vous en livre aujourd’hui la chronique.

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9782342029031_rTitre : « Des raisins trop verts… »
Auteur : Anne M.G. Lauwaert
Genre : Autobiographie
Editeur : Mon petit éditeur
Parution : 2014 –
ISBN : 9782342029031 – 224 pages


Extraits de la 4è de couverture : « Mon séjour si heureux au Pakistan et, par contre, la perception des musulmans comme ennemis, en Inde, mais aussi mes rencontres déconcertantes en Europe m’interpellent. Si je n’avais pas vécu ces trois situations si différentes même contradictoires, je ne me serais pas intéressée à l’évolution de l’islam en Europe.
Mais au-delà, les moyens de communication aidant, les conflits religieux et la confrontation entre les croyances surannées et les mentalités occidentales ne vont-ils pas mener à la disparition des religions et des sociétés telles que nous les connaissons actuellement? Avec les moyens de communication modernes ne sommes-nous pas en train de vivre une nouvelle Renaissance, exactement comme l’invention de l’imprimerie a bouleversé les valeurs qui avaient semblé immuables pendant des siècles, avant la première Renaissance?… À l’époque, ces changements se sont étendus sur plusieurs siècles… Aujourd’hui, les changements vont à la vitesse d’Internet et sont instantanément planétaires… »


Avis : La découverte du Pakistan et de ses habitants, celle d’une nouvelle culture sont des sujets qui m’ont tout de suite passionnée. J’avais envie de lire ce lire et de connaître l’avis de l’auteur lorsqu’elle a vécu ces moments passionnants lors de ses voyages.
J’ai cependant eu beaucoup de mal avec le style, très descriptif, très énumératif. Il ne me convenait pas du tout mais le sujet m’intéressant, je suis passée outre et heureusement ! Car à mesure de ma lecture, il s’est fait plus souple et m’a mieux convenu.
Toujours avec le style, le texte est ponctué, tout le long du livre, d’une multitude de points d’exclamation.
Plus qu’un récit de ses voyages, c’est une véritable interrogation face à cette culture qu’elle découvre que nous offre l’auteur. J’ai énormément apprécié son questionnement et, au cours de ma lecture, j’aurais bien aimé avoir l’auteur en face de moi pour échanger, commencer un débat.
Je vous citerai ce passage : « Les hommes se sont interrogés devant les phénomènes naturels. Ne pouvant leur donner d’explications scientifiques, ils ont eu recours à des explications « surnaturelles », des métaphores, des allégories. […] Les dieux ont été des réponses aux questions auxquelles alors les hommes n’avaient pas d’autres réponses. Ces croyances sont-elles encore rationnelles aujourd’hui ? Mais surtout, est-il encore tolérable de continuer à s’entretuer au nom de croyances ? »

lundi 31 août 2015

« Trois Nuage au pays des nénuphars » de Nuage Rose

Le blog reprend du service. Je vais vous livrer mes avis de lectures. Je reprends celles qui ont été publiées sur mon site pro. Leur nombre devenant croissant, je préfère les rassembler ici et redonner sa vocation au blog.

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couv Trois nuages au pays des nénuphars 16mm corr MS.inddTitre : « trois Nuage au pays des nénuphars »
Auteur : Nuage Rose
Genre : Autobiographie
Editeur : Société des écrivains
Parution : 2012 –
ISBN : 9782748397628 – 250 pages


Extraits de la 4è de couverture : « Années soixante… Le Viêt Nam, déjà scindé par la guerre d’Indochine, vit alors sous le feu américain. Opprimé par un régime totalitaire, prônant le fanatisme et le collectivisme aveugle, le Nord sombre désormais dans le chaos sanglant des bombardements. Plongées dans cette guerre, trois soeurs, trois Nuage, flottent, voient le monde, puis dérivent et survivent… […] Au gré de leurs exodes, Nuage Rose, la petite dernière, déroule la guerre, raconte son pays, leur vie au milieu des paysans; une survie que les Nuage, arrachées à leur mère, apprennent sous l’égide d’un grand-père maternel amoureux clandestin de la culture française et d’un père médecin, dévoué à ses blessés. […] »


Avis : Cette autobiographie se lit très facilement et je l’ai appréciée. Les évènements s’enchaînent avec fluidité. Nous prenons connaissance de ces trois sœurs, ces trois Nuage (Nuage Doré, Nuage Bleu et Nuage Rose) et nous nous y attachons aisément.

Nous découvrons le déroulement d’une enfance qui ne connaît que la guerre. Les horreurs sont présentes mais l’insouciance de cet âge également même si elle n’est pas suffisante. Nous comprenons que des blessures profondes, des craintes naissent de ces atrocités.
Ce passage, entre autres, m’a marquée « Nuage Rose se tourmentera d’une question, sans réussir à comprendre ce qu’elle a entendu un soir sur les ondes de la BBC murmurante : le président Richard Nixon, à son arrivée à la Maison Blanche, se recueille devant la tombe d’une petite fille juive, morte sous les bombardements allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. on a dit qu’il avait même les larmes aux yeux en se rappelant les crimes atroces commis par les nazis. La petite fille qu’est Nuage Rose ne saura expliquer par les mots ce qu’elle a ressenti. Seulement, elle s’est sentie si triste ! »
En lisant le livre, la même interrogation est venue me tarauder l’esprit…

J’ai également apprécié de (re)découvrir la culture vietnamienne, si différente de notre culture occidentale : leur rapport à la souffrance physique, leur code de l’honneur, etc. Il est impressionnant de voir jusqu’à quel point une enfant telle que Nuage Rose supporte la douleur…
Et pour terminer, j’aimerais ajouter que leur amour familial fait chaud au cœur.