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mardi 8 octobre 2019

"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews

Lors de la rentrée littéraire de septembre, ma libraire a organisé une soirée où elle nous a présenté quelques-uns de ses coups de coeur de cette rentrée, dont "Ce qu'elles disent" de Miriam Toews.

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Titre : "Ce qu'elles disent"
Auteur : Miriam Toews
Traducteurs : Paul Gagné, Lori Saint-Martin
Genre : récit, 
Editeur : Buchet Chastel
Parution : 2019 / 226 pages
ISBN : 978-2283032480


Ce qu'en dit l'éditeur : Colonie mennonite de Manitoba, Bolivie, 2009. Alors que les hommes sont partis à la ville, huit femmes – grands-mères, mères et jeunes filles – tiennent une réunion secrète dans un grenier à foin. Depuis quatre ans, nombre d’entre elles sont retrouvées, à l’aube, inconscientes, rouées de coups et violées. Pour ces chrétiens baptistes qui vivent coupés du monde, l’explication est évidente, c’est le diable qui est à l’œuvre. Mais les femmes, elles, le savent : elles sont victimes de la folie des hommes.
Elles ont quarante-huit heures pour reprendre leur destin en main. Quarante-huit heures pour parler de ce qu’elles ont vécu, et de ce qu’elles veulent désormais vivre. Analphabètes, elles parlent un obscur dialecte, et ignorent tout du monde extérieur.
Pourtant, au fil des pages de ce roman qui retranscrit les minutes de leur assemblée, leurs questions, leur rage, leurs aspirations se révèlent être celles de toutes les femmes.
Inspiré d’un fait divers réel, Ce qu’elles disent est un roman éblouissant sur la possibilité pour les femmes de s’affranchir ensemble de ce qui les entrave.
Miriam Toews est née en 1964 dans une communauté mennonite du Manitoba, au Canada. Elle est l’autrice de plusieurs romans et a été lauréate de nombreux prix littéraires, notamment du Governor General’s Award. Elle vit au Canada. Ce qu’elles disent est son premier roman à paraître chez Buchet/Chastel, et le troisième à paraître en France après Drôle de tendresse (Seuil, 2006) et Pauvres petits chagrins (Christian Bourgois, 2015).


Avis : Le livre se lit très facilement. Le rythme est lent et j'étais d'ailleurs étonnée qu'il ne retrace, au final, que deux jours.
Deux jours de réflexion, notées scrupuleusement par August, l'instituteur du village.
Le livre suit le cours de leurs pensées qui partent dans plusieurs directions : sur le pardon, la vengeance, la foi.

Un livre sur la prise de conscience d'un groupe de femmes.



mardi 28 mai 2019

"Photo de groupe au bord du fleuve" d'Emmanuel Dongala

Pour le rendez-vous de juin du cercle de lecture, ma librairie nous a proposé de lire "Photo de groupe au bord du fleuve" d'Emmanuel Dongala.

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Titre : "Photo de groupe au bord du fleuve"
Auteur : Emmanuel Dongala
Genre : récit, roman historique
Editeur : Actes Sud
Parution : 2012 / 446 pages
ISBN : 978-2330012991


Ce qu'en dit l'éditeur : Ce matin, quand Méréana se réveille, elle sait que la journée qui l'attend ne sera pas comme les autres. Elles sont une quinzaine à casser des blocs de pierre dans une carrière au bord d'un fleuve africain. Elles viennent d'apprendre que la construction d'un aéroport a fait considérablement augmenter le prix du gravier, et elles ont décidé ensemble que le sac qu'elles cèdent aux intermédiaires coûterait désormais plus cher, et que Méréana serait leur porte-parole dans cette négociation. L'enjeu de ce qui devient rapidement une lutte n'est pas seulement l'argent et sa faculté de transformer les rêves en projets - recommencer des études, ouvrir un commerce, prendre soin de sa famille... Malgré des vies marquées par la pauvreté, la guerre, les violences sexuelles et domestiques, l'oppression au travail et dans la famille, les "casseuses de cailloux" découvrent la force collective et retrouvent l'espoir. Cette journée ne sera pas comme les autres, c'est sûr, et les suivantes pourraient bien bouleverser leur existence à toutes, à défaut de changer le monde. Par sa description décapante des rapports de pouvoir dans une Afrique contemporaine dénuée de tout exotisme, Photo de groupe au bord du fleuve s'inscrit dans la plus belle tradition du roman social et humaniste, l'humour en plus.


Avis : Tout le livre est écrit à la 2ème personne du singulier. Ce fait voulu est parfois étrange, mais le lecteur s'y fait.
Méréana est attachante, on apprend son histoire au fur et à mesure, de même que celles de ses collègues de travail. Il ne fait pas bon d'être femme au Congo... Et il ne faut pas oublier que les traditions sont plus forte que la loi, que le pouvoir est corrompu...
Même si la fin me paraît un peu idéalisée, cette note d'espoir est la bienvenue.

Un livre de réflexion.


mardi 7 août 2018

"Labyrinthe" de Kate Mosse

Sur Facebook, je fais partie d'un groupe de livres voyageurs : The Love Book Voyageur. Ma deuxième participation se fait avec "Labyrinthe" de Kate Mosse. Lorsque j'ai vu le post passer, je me suis dit que c'était l'occasion de le lire.

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Titre : "Labyrinthe"
Auteur : Kate Mosse
Traducteur : Gérard Marcantonio
Genre : thriller, roman historique
Editeur : Jean-Claude Lattès
Parution : 2006 / 592 pages
ISBN : 978-2709625838


Ce qu'en dit l'éditeur : Trois secrets. Deux femmes. Un Graal.
Juillet 1209 : Dans la cité de Carcassonne, Alaïs, dix-sept ans, reçoit de son père un manuscrit qui, prétend-il, recèle le secret du Graal. Bien qu'elle n'en comprenne ni les symboles ni les mots, elle sait que son destin est d'en assurer la protection. Elle doit, au prix d'une foi inébranlable et de grands sacrifices, préserver le secret du labyrinthe, secret issu des sables de l'ancienne Egypte voilà plusieurs milliers d'années.
Juillet 2005 : Lors de fouilles archéologiques aux environs de Carcassonne, Alice Tanner trébuche sur deux squelettes. Dans la grotte où gisent ces ossements, elle découvre, gravé dans la roche, un langage ancien, qu'il lui semble possible de déchiffrer. Elle finit par comprendre, mais trop tard, qu'elle vient de déclencher une succession d'événements terrifiants. Son destin est désormais lié à celui que connurent les Cathares, huit siècles auparavant.


Avis : Malgré l'épaisseur, le livre se lit rapidement. J'ai avalé les deux premiers tiers. La fin a été un peu plus longue pour ma part. Entre autres parce que je crois que le parti pris de l'auteur ne me convenait pas (chaque personnage du passé correspond à un personnage du présent).
Les deux histoires alternent. Ma préférence va à celle de 1209. Peut-être parce que dans la récente, j'ai trouvé certains faits un peu trop simples. Par exemple, Alice se rend à Chartres et tombe, comme par hasard, sur Will qui traînait par là (ils se sont rencontrés neuf ans auparavant, lors d'une soirée, ils ont de la chance de s'être reconnus !).
Quant aux personnages à proprement parlé, ils sont très manichéens (les gentils n'étant pas forcément très futés). Une fois cela admis, on peut se laisser emporter par l'histoire.

Un livre qui fait passé un bon moment (au moins au début).


mardi 17 juillet 2018

"Les yeux fardés" de Lluis Llach

Lors des réunions du club de lecture, nous partageons nos coups de coeur. Je me suis alors laissée séduire par "Les yeux fardés" de Lluis Llach.

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Titre : "Les yeux fardés"
Auteur : Lluis Llach
Traducteur : Serge Mestre
Genre : récit, roman historique
Editeur : Babel
Parution : 2017 / 384 pages
ISBN : 978-2330078157


Ce qu'en dit l'éditeur : Ils sont quatre inséparables, Germinal, David, Joana et Mireia, nés en 1920, qui traversent les rives de l'enfance dans le quartier populaire d'une Barceloneta aux ruelles bigarrées, aux senteurs maritimes, à la culture ouvrière militante. Après l'âge tendre des premiers émois, les personnalités s'affirment et les destinées s'esquissent. Pour les deux filles, du moins. Les balises de l'avenir se font plus fluctuantes pour les garçons quand ils découvrent la passion qui les unit. Si la proclamation de la République leur ouvre les voies de l'espérance, très vite la guerre civile rebat les cartes et conduit les amis au chaos...
Ode vibrante à Barcelone l'irréductible et à son peuple enivré de rêves libertaires, ce roman trace avec une grande finesse l'expérience guerrière de ces héros sans grade, nimbée de la nostalgie douce-amère des illusions perdues.


Avis : Le lecteur est directement plongé dans cette vieille Barcelone. Ah, l'Ecole de la Mer m'a séduite, suivre l'enfance des quatre amis également. Que c'était agréable de les voir évoluer.
Malheureusement, l'Histoire les a rattrapés.
L'histoire devient plus rude, plus dure. A cause de l'Histoire. Et c'est intéressant d'en apprendre davantage sur la vie à Barcelone à cette époque.

Le récit est construit en interviews que donne Germinal, âgé, à un réalisateur. Il livre son histoire, son histoire et celle de David, intimement liées.
Le style est très agréable à lire, même s'il est fourni. Parfois, la fin d'un enregistrement permet au lecteur de souffler.

Un livre d'amour, d'Histoire.




mardi 19 juin 2018

"Le Dit de Tian-yi" de François Cheng

Pour l'avant-dernier rendez-vous du club de lecture avant les grandes vacances, nous avons lu "Le Dit de Tian-yi" de François Cheng.

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Titre : "Le Dit de Tian-yi"
Auteur : François Cheng
Genre : récit, roman historique
Editeur : Livre de Poche
Parution : 2001 / 442 pages
ISBN : 978-2253151012


Ce qu'en dit l'éditeur : Lors d’un voyage en Chine, l’auteur retrouve le peintre Tian-yi, connu autrefois, qui lui remet ses confessions écrites. Tian-yi a vécu l’avant-guerre dans une Chine en plein bouillonnement. Plus tard, dans les années 1950, il est allé en Occident, où il a découvert une autre vision de l’art et de la vie.
De retour dans son pays soumis aux bouleversements de la révolution, il a voulu retrouver deux êtres chers : Yumei, l’amante, et Haolang, l’ami. Mais une histoire dramatique les a emportés dans des tourmentes où Tian-yi, à son tour, sera pris…
Poète, traducteur, essayiste, spécialiste des arts de son pays d’origine, François Cheng a su métamorphoser le témoignage vécu en une extraordinaire fresque romanesque, saluée par toute la critique et couronnée par le prix Femina 1998.


Avis : Dès la couverture, nous sommes plongés en Chine où l'histoire se déroule majoritairement.
Elle est composée de trois parties, celle du milieu se passant en France.

L'histoire est agréable à lire. Les phrases sont belles, merveilleusement construites. Plus d'une fois, lors de ma lecture, je suis arrivée à un point en m'extasiant de la phrase que je venais de lire.
Pourtant, malgré cela, l'histoire a eu du mal à me toucher et c'est seulement vers la fin que je me suis réellement accrochée aux personnages. Je n'ai pas réussi à me l'expliquer.

Ce livre nous permet d'en connaître beaucoup plus sur la situation de la Chine (pas évident) et c'est fort appréciable.
Il nous raconte également une belle histoire d'amour et d'amitié.


mardi 29 mai 2018

"Désorientale" de Néjar Djavadi

Chaque mois de septembre, ma librairie organise une soirée où elle nous présente ses coups de cœur de la rentrée littéraire. En 2016, elle avait parlé de "Désorientale" de Néjar Djavadi. Je l'avais acheté à ce moment et c'est seulement maintenant que je l'ai lu.

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Titre : "Désorientale"
Auteur : Néjar Djavadi
Genre : récit, roman historique
Editeur : Liana Levi
Parution : 2016 / 352 pages
ISBN : 978-2867468346


Ce qu'en dit l'éditeur : Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde… 

Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui.


Avis : Il m'a été très agréable de plonger dans cette fresque. Les personnages du passé sont suffisamment caractéristiques pour qu'on ne les mélange pas. Quant à la narratrice du présent, Kimiâ, c'est au cours de la lecture qu'on apprend le pourquoi de sa présence à l'hôpital. Les raisons sont données par petites touches.
Personnellement, j'ai préféré toute la partie se déroulant en Iran. Elle m'a permis un bon rappel de l’histoire de ce pays, et ce, de manière sympathique.

Un livre historique très agréable à lire.


mardi 3 avril 2018

"Une vie entière" de Robert Seethaler

Pour le rendez-vous d'avril, ma libraire nous a proposé de lire "Une vie entière" de Robert Seethaler.

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Titre : "Une vie entière"
Auteur : Robert Seethaler
Traducteur : Elisabeth Landes
Genre : Récit
Editeur : Folio
Parution : 2018 / 144 pages
ISBN : 978-2070793433


Ce qu'en dit l'éditeur : "Né à l'aube du XXe siècle, Andreas mène une vie humble au cœur des Alpes autrichiennes. Il prend part à l'aventure des téléphériques qui vont ouvrir sa vallée à la modernité, avant d'être envoyé sur le front de l'Est dans les montagnes du Caucase. A son retour, "à la place des croix gammées les géraniums ornent les fenêtres des maisons".
Le saisissant portrait d'un homme ordinaire qui ne se donne jamais d'autre choix que d'avancer."


Avis : La couverture représente bien le cadre de l'histoire que l'auteur nous narre. Nous sommes transportés dans le monde d'Andreas, dans sa vallée.
Le style est clair et facile à lire.
Le lecteur découvre une vie où les hommes doivent s'adapter au progrès qui s'invite chez eux et s'attache aisément à Andreas.

Un livre pour voyager dans le temps, dans les montagnes et s'imprégner de la nature humaine.


mardi 6 février 2018

"La disparition de Josef Mengele" d'Olivier Guez

Pour Noël, j'ai reçu quelques livres dont "La disparition de Josef Mengele" d'Olivier Guez.

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Titre : "La disparition de Josef Mengele"
Auteur : Olivier Guez
Genre : Récit, biographie historique
Editeur : Grasset
Parution : 2017 / 240 pages
ISBN : 978-2246855873


Ce qu'en dit l'éditeur : 1949 : Josef Mengele arrive en Argentine.
Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay puis au Brésil. Son errance de planque en planque, déguisé et rongé par l’angoisse, ne connaîtra plus de répit… jusqu’à sa mort mystérieuse sur une plage en 1979.
Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet, trente ans durant ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée inouïe au cœur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l’odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.


Avis : J'avais entendu parler de ce livre, entre autre pour le prix Renaudot qu'il a reçu.
J'ai eu du mal à m'habituer au style de l'auteur, surtout à cause du livre lu juste avant. Les pensées y étaient décrites avec précision, le lecteur plongeait dans la tête du narrateur. Là, c'est tout l'inverse. Seuls les faits sont retranscrits. En soi, ce n'est pas gênant du tout, mais j'ai eu du mal à faire la transition.
Finalement, une fois que je suis rentrée dans le style de l'auteur, j'ai plus apprécié le livre.
C'est intéressant de découvrir cette fuite incessante (rassurant)

Un livre qui nous en apprend un peu plus sur notre histoire.


mardi 19 septembre 2017

"Le garçon au pyjama rayé" de John Boyne

Mon fils aîné a dû lire "Le garçon au pyjama rayé" de John Boyne l'année dernière en cours de français et il me l'a recommandé. J'ai profité des grandes vacances pour le lire.

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Titre : "Le garçon au pyjama rayé"
Auteur : John Boyne
Traducteur : Catherine Gibert
Genre : roman historique, jeunesse
Editeur : Folio Juinior
Parution : 2007 / 208 pages
ISBN : 978-2070612987


Ce qu'en dit l'éditeur : Vous ne trouverez pas ici le résumé de ce livre, car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu'il s'agit de l'histoire du jeune Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l'autre côté d'une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister.
 

Avis : Ce livre jeunesse est très agréable à lire. Il est écrit du point de vue du jeune héros de 9 ans.
La famille de ce petit garçon doit quitter Berlin pour le travail du père. Ils se retrouvent à "Hoche-vite".

L'histoire est bien menée et pousse à réfléchir sur plusieurs points : la guerre, les différences, l'innocence des enfants, etc.

La fin est, ma foi, très réaliste et je la trouve très bonne.
Seul bémol : au vu de son comportement, j'aurai vu le héros plus jeune.


vendredi 15 septembre 2017

"Les vents noirs" d'Arnaud de la Grange

Comme chaque été, ma libraire propose aux membres du club de lecture de l'aider dans la lecture de tous les services presse qu'elle reçoit pour la rentrée littéraire. Cette année, je n'ai eu l'occasion d'en lire qu'un seul, "Les vents noirs" d'Arnaud de la Grange.

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Titre : "Les vents noirs"
Auteur : Arnaud de la Grange
Genre : récit, roman historique
Editeur : JC Lattès
Parution : 2017 / 300 pages
ISBN : 978-2709659512


Ce qu'en dit l'éditeur : Au début du XXe siècle, entre la Sibérie et le désert du Taklamakan, paysages grandioses dont la démesure fait écho à celle des passions humaines, un homme part sur les traces d’un autre. Le lieutenant Verken doit, pour le compte du gouvernement français, arrêter un archéologue explorateur, Emile Thelliot.
Au fur et à mesure qu’il s’approche de sa proie, l’officier découvre un grand maître, un homme passionné, un esprit dont l’érudition et la mémoire défient les plus grands, un stratège politique et militaire, un savant dépassé par ses rêves.
Si opposés de nature, ces deux hommes, emportés par les vents violents du destin,  poursuivent une même quête, celle d’un sens qui les dépasse et les maintient en vie.
Un grand roman au souffle épique qui est aussi une réflexion sur les blessures intimes des histoires familiales et de la guerre, sur l’inadaptation de certains hommes à la vie ordinaire, sur le rêve, l’obsession et la folie humaine. 


Avis : L'histoire nous fait voyager dans des contrées lointaines.
Suivre la quête du lieutenant (quelle est-elle réellement ?) nous permet de découvrir ces déserts à la vie rude.
Tout au long du livre, l'auteur use et abuse de la personnification.

Malgré ces voyages, réels et en soi-même, je n'ai pas réussi à entrer dans le livre et suis passée à côté.


lundi 12 juin 2017

"Le bleu entre le ciel et la mer" de Susan Abulhawa

Le temps passe et voici venu l'avant-dernier rendez-vous du club de lecture. Ma librairie nous a fait découvrir, pour l'occasion, "Le bleu entre le ciel et la terre" de Susan Abullhawa.

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Titre : "Le bleu entre le ciel et la mer"
Auteur : Susan Abulhawa
Traducteur : Nordine Haddad
Genre : Roman historique, récit
Editeur : Pocket
Parution : 2017 / 416 pages
ISBN : 978-2266271530


Ce qu'en dit l'éditeur : 1947. Au commencement, il y avait Beit Daras en Palestine, un village semé d'oliviers et peuplé d'abeilles bourdonnantes. C'est là qu'habitait la famille Baraka. Mais l'armée est arrivée. Et les Baraka ont dû gagner Gaza et commencer une vie d'exil.
Seize ans plus tard, Nour, l'une des descendantes, vit aux États-Unis. Tombée amoureuse d'un médecin qui travaille en Palestine, elle décide de l'y suivre. Un voyage au cours duquel elle découvre que les liens du sang résistent à toutes les séparations. Les rires du clan Baraka résonnent encore sur les décombres, à faire frémir les oliviers...

"Ce roman est une histoire de femmes, une histoire de déracinement, de séparation et de peines de cœur, une histoire de famille, de renouveau, de persévérance et d'amour." Ouest France


Avis : Ce livre est un véritable voyage dans Gaza.
Le style est fluide et permet une lecture agréable.
Il est surprenant, et intéressant, de découvrir un point de vue palestinien sur ce conflit.

Nous suivons l'histoire d'une famille sur quelques générations. Les femmes y ont un rôle primordial. La famille et la culture ont une place de choix.
Les personnages principaux sont attachants.

Deux ou trois fois, j'ai trouvé que l'auteur s'était offert quelques facilités d'écriture, mais cela ne m'a pas trop gênée.

Un livre agréable pour voyager, apprendre.


vendredi 9 juin 2017

"Bonaparte et la machine infernale" de Hubert Prolongeau

"Bonaparte et la machine infernale" de Hubert Prolongeau est un des dix livres à lire pour le jury de la 14ème édition du Prix marseillais du polar auquel je participe cette année.

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Titre : "Bonaparte et la machine infernale"
Auteur : Hubert Prolongeau
Genre : Policier, roman historique
Editeur : J'ai Lu
Parution : 2016 / 315 pages
ISBN : 978-2290106518


Ce qu'en dit l'éditeur : Qui en veut à la vie du Premier consul ? Les Jacobins ? Les royalistes ? Tous, peut-être... En renversant la Constitution de l'an III par le coup d'Etat du 18 brumaire, Bonaparte s'est fait beaucoup d'ennemis. Pour déjouer leurs complots, il ne peut compter que sur deux hommes, le très fourbe ministre de la Police, Fouché, et son enquêteur personnel, Sébastien Cronberg. La mission de Sébastien le mènera du Paris décadent du consulat aux brumes de la capitale anglaise où il rejoindra la société des aristocrates émigrés. Là, entre des exilés fameux comme le vicomte de Chateaubriand et des conspirateurs enflammés par le redoutable Cadoudal, il infiltrera le groupe des tueurs pour essayer d'empêcher que n'explose la machine infernale qui menace le nouveau dictateur. Arrivera-t-il à temps ?


Avis : La couverture a le mérite de nous mettre directement dans l'époque. Même si je savais que nous allions suivre l'enquête de Sébastien Cronberg, je pensais que Bonaparte serait plus présent au vu de la couverture. Il n'en est rien et nous ne le rencontrons que ponctuellement.

J'ai mis du temps à rentrer dans l'histoire à cause de débuts laborieux du fait d'une trop grande référence à la précédente aventure de Sébastien Cronberg. Je pense que si je l'avais lue, cela ne m'aurait nullement gênée.
Une fois cela passé, l'histoire se lit toute seule. Le personnage principal peut être attachant par certains côtés (mais d'autres m'horripilent). Toute l'intrigue est rondement menée jusqu'au dénouement final.

Un policier qui fait passer un bon moment.


mardi 30 mai 2017

"L'affaire Léon Sadorski" de Romain Slocombe

"L'affaire Léon Sadorski" de Romain Slocombe est un des dix livres à lire pour le jury de la 14ème édition du Prix marseillais du polar auquel je participe cette année.

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Titre : "L'affaire Léon Sadorski"
Auteur : Romain Slocombe
Genre : Policier, roman historique
Editeur : Robert Laffont
Parution : 2016 / 512 pages
ISBN : 978-2221187777


Ce qu'en dit l'éditeur : Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les " terroristes ".
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi.


Avis : L'atmosphère est bien décrite, le lecteur est complètement plongé dans le Paris occupé. Même si tout est bien retranscrit, j'ai eu du mal avec l'histoire. Elle est intéressante mais ne m'a pas du tout tenu en haleine, comme je l'attendais d'un livre policier.

J'ai trouvé très intéressant d'avoir pour personnage principal, cet inspecteur pétainiste qui met un point d'honneur à avoir un bon quota de juifs emprisonnés. Cela peut amener une certaine réflexion sur les décisions de chacun à cette époque.

J'ai buté, de temps en temps, sur le style, trop télégraphique à mon goût.

Un policier au sujet très prometteur, mais qui ne les a pas toutes tenues.


vendredi 26 mai 2017

"Soul of London" de Gaëlle Perrin-Guillet

"Soul of London" de Gaëlle Perrin-Guillet est un des dix livres à lire pour le jury de la 14ème édition du Prix marseillais du polar auquel je participe cette année.

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Titre : "Soul of London"
Auteur : Gaëlle Perrin-Guillet
Genre : Policier, roman historique
Editeur : Fleur Sauvage éditions
Parution : 2016 / 256 pages
ISBN : 979-1094428146


Ce qu'en dit l'éditeur : Londres, 1892. Un climat de peur.
Un flic qui boîte et un jeune orphelin.
Tous les deux face à un meurtre...
... dont il ne fallait plus parler.

Jouant avec un côté "Sidekick", Soul of London nous plonge dans une atmosphère londonienne fort bien documentée. Ce nouveau thriller se révèle être aussi distrayant qu'angoissant.


Avis : La couverture m'a, d'emblée, plu, attirée.
Le personnage principal du policier est attachant du fait de sa droiture d'esprit, face à des collègues jouant plus des muscles que de la réflexion. Il est très bien secondé par son acolyte Billy.

L'histoire est classique et le lecteur est emporté dans le Londres de l'époque victorienne.

Un policier qui fait passer un bon moment.


vendredi 12 mai 2017

"Les corbeaux de la mi-automne" de Tran-Nhut

"Les corbeaux de la mi-automne" de Tran-Nhut est un des dix livres à lire pour le jury de la 14ème édition du Prix marseillais du polar auquel je participe cette année.

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Titre : "Les corbeaux de la mi-automne"
Auteur : Tran-Nhut
Genre : Policier, roman historique
Editeur : Editions Philippe Picquier
Parution : 2014 / 492 pages
ISBN : 978-2809710151


Ce qu'en dit l'éditeur : Sous la pleine lune de la Mi-Automne, l'Archer céleste, le génie des Eaux et le lapin apothicaire reviennent fouler la terre des hommes et jouer avec leurs destins. A peine les derniers lampions de la fête éteints, des moines en colère dénoncent la vicieuse dégradation de leurs lieux de culte et de leurs lieux d'aisance, alors que le mandarin Tân s'active à élucider plusieurs morts suspectes, et qu'une femme au charme irrésistible sème la zizanie dans la bourgade.

Entre-temps, espions et aventuriers sillonnent la campagne, ravivant les tensions immémoriales entre le Dai-Viêt et son puissant voisin, l'Empire du Milieu. Des alliances décisives se nouent devant la menace d'une guerre civile : sommé de se rallier au pouvoir corrompu du Nord ou au seigneur félon du Sud, le mandarin Tân doit enfin faire son choix.

Dans cette huitième enquête du mandarin Tân, Thanh-Van Tran-Nhut fait la part belle aux mythes d'Asie, peuplés d'Immortels et de génies, tout en évoquant la longue et tumultueuse histoire qui lie le Viêt-Nam à la Chine.


Avis : Le lecteur est rapidement dépaysé. La fête de la mi-automne nous plonge dans les coutumes de l'époque.
Je dois avouer que j'ai eu du mal à suivre les petites parties historiques explicatives car je ne reconnaissais aucun nom et il était difficile de m'y retrouver.
Heureusement, les noms des personnages principaux sont facile à retenir.

Durant tout le livre, je me suis demandée si les différentes énigmes étaient liées ou non et j'ai obtenu la réponse à la fin.

Un policier divertissant.


mardi 2 mai 2017

"Trois gouttes de sang grenat" d'Hélène Legrais

Cette année, j'ai l'honneur de participer au jury de la 14ème édition du Prix marseillais du polar. Pour l'occasion, nous avons 10 livres à lire. "Trois gouttes de sang grenat", d'Hélène Legrais en fait partie.

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Titre : "Trois gouttes de sang grenat"
Auteur : Hélène Legrais
Genre : policier, roman historique
Editeur : Calmann Lévy
Parution : 2016 / 352 pages
ISBN : 978-2702158920


Ce qu'en dit l'éditeur : Auguste Laborde hérite de la boutique de joaillerie de son père mort prématurément. Marié contre son gré par sa mère à une femme qui l’indiffère, il se réfugie dans son unique passion, l’orfèvrerie, et en particulier le travail du grenat, spécialité de la ville de Perpignan. Sa vie prend un tour inattendu quand il découvre qu’une porte séparant son atelier de l’immeuble voisin donne sur les salons d’une maison close. Par une fente entre les lattes de bois, il dispose d’un point de vue imprenable sur l’activité de l’établissement… Jusqu’au jour où il assiste, impuissant, au meurtre d’une pensionnaire. L’enquête de la police restant au point mort, Auguste décide de partir lui-même à la recherche de l’assassin. Il n’a pu voir son visage, seulement ses mains et ses poignets. D’indice en indice, ses investigations l’entraînent dans les cercles les plus huppés de la capitale roussillonnaise…


Avis : J'aime beaucoup la couverture qui m'a de suite transportée sous la IIIe République.
Le personnage d'Auguste est vraiment attachant et il est très agréable de suivre son évolution tout au long de l'histoire.
Je m'imaginais que le meurtre arriverait plus tôt, mais il ne se produit que vers le milieu du livre. Auparavant, nous évoluons et découvrons le monde d'Auguste, joaillier de Perpignan.
La fin m'a totalement prise au dépourvu. A tel point, que je n'arrive pas à savoir si je l'ai appréciée ou pas. Si vous avez lu le livre, je veux bien connaître votre avis.

Le livre se lit tout seul, et tout en nous plongeant dans l'Histoire.


mardi 18 avril 2017

"L'amour, la fantasia" d'Assia Djebar

Le temps file et une nouvelle fois, le club de lecture a eu lieu. Ce mois-ci, ma libraire nous a proposé de lire "L'amour, la fantasia" d'Assia Djebar.

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Titre : "L'amour, la fantasia"
Auteur : Assia Djebar
Genre : récit, roman historique
Editeur : Le livre de poche
Parution : 2001 / 320 pages
ISBN : 978-2253151272


Ce qu'en dit l'éditeur : Nous glissons du passé lointain au passé proche, de la troisième personne à la première ; extraordinaire évocation du père, instituteur de français, de la mère, des cousines, des femmes cloîtrées vives et dont le cri et l'amour nous poursuivent.
Assia Djebar, sans conteste la plus grande romancière du Maghreb, nous donne ici son œuvre la plus aboutie.


Avis : Ce fut une lecture très particulière.

Les différentes histoires s'entremêlent les unes les autres. J'avoue m'y être perdue de temps en temps. Je ne savais pas si l'histoire contée dans tel chapitre était celle d'une femme ou celle de la narratrice. Toutes ces tranches de vie donnent un bel aperçu de la condition féminine et de la place de la femme dans la société algérienne.

A cela s'ajoutent les récits de la colonisation du pays par la France. Tout un pan d"histoire non étudié en classe (ou survolé, juste cité), j'ai donc appris beaucoup.
La narratrice m'a émue avec l'enfumage des grottes de Nacmaria (quelle horreur).

Durant tout le livre, la narratrice expose, sans jamais prendre parti.

Une lecture enrichissante, intéressante et pourtant très dure.


mardi 6 septembre 2016

"Dans le grand cercle du monde" de Joseph Boyden

Ma belle-mère m'a prêté "Dans le grand cercle du monde" de Joseph Boyden, paru chez Le livre de Poche. Il a souvent été nommé comme "coup de cœur" par les membres du club de lecture auquel je participe.

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Titre : "Dans le grand cercle du monde"
Auteur : Joseph Boyden
Traducteur : Michel Lederer
Genre : roman historique
Editeur : Le Livre de Poche
Parution : 2015 / 696 pages
ISBN : 978-2253087403


Ce qu'en dit l'éditeur : Au XVIIe siècle, dans les espaces sauvages du Canada, les voix d’un jeune jésuite français, d’un chef de guerre huron et d’une captive iroquoise tissent l’écheveau d’une fresque où se confrontent les traditions et les cultures. Trois personnages réunis par les circonstances, divisés par leur appartenance. Car chacun mène sa propre guerre : l’un pour convertir les Indiens au christianisme, les autres, bien qu’ennemis, pour chasser ces « Corbeaux » venus prêcher sur leur terre.


Avis : La couverture est intrigante à mes yeux. Le dessin ne représente pas entièrement un oiseau, ni entièrement un visage, il reste flou.

J'ai eu du mal à rentrer dans le livre. Malheureusement, c'est entièrement de ma faute étant donné que j'ai dû interrompre cette lecture pour d'autres plus urgentes (des délais à tenir). Par contre, une fois que je m'y suis consacrée entièrement, j'ai plongé dans l'histoire.

Les relations entre les différents personnages sont extrêmement bien détaillées, les différents sentiments ressortent bien. Les trois voix apportent leurs éclairages et leur vision du monde.

Une très belle fresque qui entraîne à la réflexion.


mardi 23 août 2016

"Mala Vida" de Marc Fernandez

Je remercie les éditions Préludes de m'avoir transmis "Mala Vida" de Marc Fernandez. Je décide de participer avec ce roman au thème d'août du Dounia-Joy's Book Club.

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Titre : "Mala Vida"
Auteur : Marc Fernandez
Genre : policier, roman historique
Editeur : Préludes
Parution : 2015 / 288 pages
ISBN : 978-2253191162


Ce qu'en dit l'éditeur : De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtres est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. Rien se semble apparemment relier ces crimes ... Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l'eau malgré la purge médiatique. Lorsqu'il s'intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loins qu'un simple fait divers, au plus près d'un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des "bébés volés" de la dictature franquiste.

Quand un spécialiste du polar mêle petite et grande histoire sur fond de vendetta, le résultat détonne et secoue. Marc Fernandez signe ici un récit sombre et haletant qui nous dévoile les secrets les plus honteux de l'ère Franco, dont les stigmates sont encore visibles aujourd'hui. 
Un premier roman noir qui se lit comme un règlement de comptes avec la côté le plus obscur de l'Espagne.


Avis : Le titre emprunté à une chanson de Manu Chao, les couleurs de la couverture transportent tout de suite le lecteur en Espagne. Et là, on se laisse happer par l'histoire et l'Histoire.

Ce livre est vraiment  bien mené. En plus de nous faire (re)découvrir le scandale des bébés volés qui a secoué l'Espagne, le lecteur suit l'avancée du chroniqueur radio Diego Martín pour lequel il se prend d'affection. Les autres personnages sont tout aussi attachants :  la détective Ana Durán, l'avocate Isabel Ferrer et le juge David Ponce (copie du juge Garzón).

J'aime ces livres qui, tout en se lisant facilement, nous en apprennent plus sur notre histoire, nous interpellent.



vendredi 12 août 2016

"L'homme de Berlin" de Luke McCallin

J'ai reçu "L'homme de Berlin" de Luke Mc Callin, paru aux Editions Toucan, pour Noël dernier et ne l'ai lu qu'au mois de mai. Je n'en fais la chronique que maintenant car j'ai attendu de récupérer le livre que j'avais prêté.

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Titre : "L'homme de Berlin"
Auteur : Luke McCallin
Traducteur : Laurent Bury
Genre : policier, roman historique
Editeur : Editions Toucan
Parution : 2015 / 576 pages
ISBN : 978-2810006724


Ce qu'en dit l'éditeur : Gregor Reinhardt est officier dans l’Abwehr, en poste à Sarajevo en 1943. Avant la guerre, il était policier à la section criminelle de Berlin, la fameuse « Kripo ». C’est un homme consciencieux, un militaire qui a toujours tenu le nazisme à distance.
C’est aussi un homme profondément triste depuis qu’il a perdu sa femme et son fils. L’une est morte dans ses bras à l’hôpital et l’autre lui a totalement échappé, tombé sous l’emprise du nouveau régime et parti combattre sur le front de l’Est.
A quelques jours du déclenchement de l’opération « Schwarz » dans les Balkans, une jeune et ravissante journaliste bosniaque, proche des Oustachis, est retrouvée assassinée chez elle en compagnie d’un officier allemand. Reinhardt doit démêler au plus vite les fils de ce meurtre trouble, c’est un ordre « prioritaire » de ses supérieurs.


Avis : Le titre et la couverture nous plongent directement dans l'ambiance du livre : la seconde guerre mondiale.
Le héros, un soldat allemand, est torturé par les actions qu'il a commises au sein de la police puis de l'armée sous le régime nazi et, de ce fait, attire notre compassion.

Le style est très fourni, travaillé et fourmille de descriptions. Tout est décrit précisément. Après les premières lignes qui m'ont surprises, j'ai pris grand plaisir à le lire.

Le livre a plusieurs niveaux de lecture : l'intrigue policière, le contexte historique de la seconde guerre mondiale dans les Balkans, la recherche de soi, la relation père-fils, etc.
Cela donne une grande valeur au livre.