lundi 14 septembre 2015

« L’Indonésienne » de Pierre-Alain Gasse

Cette fois-ci, c’est un auteur qui m’a contactée pour que je lise son livre. Je le remercie de me l’avoir fait parvenir et je peux dire que je l’ai dévoré. Il s’agit de « L’Indonésienne » de Pierre-Alain Gasse, paru aux éditions de la Rémanence.

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LIndonsienne_UNETitre :
« L’Indonésienne – Singapore maid »
Auteur : Pierre-Alain Gasse
Genre : récit
Editeur : Editions de la Rémanence
Parution : 2015 –
ISBN : 979-10-93552-17-0 – 118 pages


Extraits de la 4è de couverture : « Ratih, jeune Indonésienne divorcée avec une ado à charge, gagne péniblement sa vie dans un food court de Bandung Pinang. Passionnée de cuisine, son rêve, c’est d’avoir un jour un petit restaurant bien à elle. Alors, elle s’engage comme maid – employée de maison – chez une famille chinoise de la cité-état de Singapour, pour quelques années, pense-t-elle, le temps de réunir les économies nécessaires. Ses riches patrons sont très exigeants, son travail sans fin et sa vie privée inexistante. Mais, tant bien que mal, elle fait face à toutes ces difficultés, jusqu’à ce qu’un grain de sable vienne perturber son quotidien et ses projets… »


Avis : En entamant le livre, je ne pensais pas que je le lirais aussi vite. Effectivement, je me suis facilement laissée emportée par l’histoire et ai tourné la dernière page quelques heures après.
Ratih est très attachante et j’ai découvert à travers elle le monde des « maids » à Singapour : des journées qui n’en finissent pas, des maîtres pouvant être exigeants sur leurs conditions de vie, l’entraide qu’elles peuvent se procurer entre elles mais également la famille restée au pays.
Et là, après Singapour, l’auteur nous entraîne à la découverte de l’Indonésie.
C’est un livre qui se lit très facilement et qui nous fait voyager, mais également réfléchir sur la condition humaine. Une belle lecture.

jeudi 10 septembre 2015

« Loeuk… Tchong Kraoy : La dernière fois » de Phiseth Srun

Il y a quelques temps, les éditions VPS m’ont contactée pour me soumettre leur livre « Loeuk… Tchong Kraoy : La dernière fois » de Phiseth Srun. J’ai enfin eu le temps de le lire et je vous en livre mon point de vue.

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couv74220903Titre :
« Loeuk… Tchong Kraoy : La dernière fois »
Auteur : Phiseth Srun
Genre : récit
Editeur : Editions VPS
Parution : 2014 –
ISBN : 9782954834603 – 248 pages


Extraits de la 4è de couverture : « Au début du printemps 1975, à 12000 kilomètres du Sud-Est de la France, un jeune étudiant de vingt ans, originaire de Phnom Penh et issu d’un milieu militaire, quitte sa ville natale pour se rendre chez ses amis au Laos. Pour ce faire, il doit parcourir 800 kilomètres en autocar, partant de la région Nord-Ouest du Cambodge pour rejoindre Vientiane.
Un mois plus tard, les maquisards communistes « Khmers rouges » envahissent les villes du pays, et en très peu de temps, tous les citadins sont évacués de chez eux. Les intellectuels, les fonctionnaires, mais aussi les soldats du régime déchu comptent immédiatement parmi les premières proies de ces révolutionnaires « pro-Maoïstes », assoiffés de diverses formes de vengeances primitives, et qui se composent majoritairement d’adolescents.
Du jour au lendemain, face aux échos des nouvelles qui circulent dans le mauvais sens, notre jeune orphelin khmer se retrouve ainsi dénué de toutes ressources, mais surtout dépouillé de ses rêves de jeunesse. »


Avis : Tout d’abord, je dois dire que la couverture est vraiment bien choisie. Je la trouve très belle, exotique et fraîche en même temps et elle m’a donné envie de lire le texte qu’elle orne. Seulement en la regardant, j’étais déjà en voyage, au Cambodge.

Quant au récit en lui-même, nous suivons les pérégrinations du narrateur qui quitte sa famille sans savoir qu’il ne la reverra pas. Il ne pourra revenir chez lui du fait de l’invasion par les Khmers rouges et viendra se réfugier politiquement en France.
Le personnage du narrateur est sans extravagance, ses sentiments rarement exprimés ou avec retenue, ce qui correspond, il me semble, à la culture du pays. De même, le style est linéaire, sans vague, renforçant cet aspect.

Le narrateur souhaite que cette page d’Histoire ne soit pas oubliée : « L’arrivée à toute allure de la société de consommation moderne, de l’Internet, et l’influence de la mondialisation des pays voisins, accroissent sans cesse le désintérêt de cette douloureuse mémoire. Pour la génération de Zsunara [le personnage principal], les années sanglantes de l’occupation des Khmers rouges, malgré les années écoulées, malgré les soucis primaires de la vie quotidienne, cette déchirure (ce traumatisme) ne s’effacera jamais de la mémoire collective cambodgienne. »
Ce livre en est une trace.

lundi 7 septembre 2015

« Des raisins trop verts… » d’Anne M.G. Lauwaert

Voici un nouveau livre, très dépaysant que j’ai reçu il y a quelques mois. Je vous en livre aujourd’hui la chronique.

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9782342029031_rTitre : « Des raisins trop verts… »
Auteur : Anne M.G. Lauwaert
Genre : Autobiographie
Editeur : Mon petit éditeur
Parution : 2014 –
ISBN : 9782342029031 – 224 pages


Extraits de la 4è de couverture : « Mon séjour si heureux au Pakistan et, par contre, la perception des musulmans comme ennemis, en Inde, mais aussi mes rencontres déconcertantes en Europe m’interpellent. Si je n’avais pas vécu ces trois situations si différentes même contradictoires, je ne me serais pas intéressée à l’évolution de l’islam en Europe.
Mais au-delà, les moyens de communication aidant, les conflits religieux et la confrontation entre les croyances surannées et les mentalités occidentales ne vont-ils pas mener à la disparition des religions et des sociétés telles que nous les connaissons actuellement? Avec les moyens de communication modernes ne sommes-nous pas en train de vivre une nouvelle Renaissance, exactement comme l’invention de l’imprimerie a bouleversé les valeurs qui avaient semblé immuables pendant des siècles, avant la première Renaissance?… À l’époque, ces changements se sont étendus sur plusieurs siècles… Aujourd’hui, les changements vont à la vitesse d’Internet et sont instantanément planétaires… »


Avis : La découverte du Pakistan et de ses habitants, celle d’une nouvelle culture sont des sujets qui m’ont tout de suite passionnée. J’avais envie de lire ce lire et de connaître l’avis de l’auteur lorsqu’elle a vécu ces moments passionnants lors de ses voyages.
J’ai cependant eu beaucoup de mal avec le style, très descriptif, très énumératif. Il ne me convenait pas du tout mais le sujet m’intéressant, je suis passée outre et heureusement ! Car à mesure de ma lecture, il s’est fait plus souple et m’a mieux convenu.
Toujours avec le style, le texte est ponctué, tout le long du livre, d’une multitude de points d’exclamation.
Plus qu’un récit de ses voyages, c’est une véritable interrogation face à cette culture qu’elle découvre que nous offre l’auteur. J’ai énormément apprécié son questionnement et, au cours de ma lecture, j’aurais bien aimé avoir l’auteur en face de moi pour échanger, commencer un débat.
Je vous citerai ce passage : « Les hommes se sont interrogés devant les phénomènes naturels. Ne pouvant leur donner d’explications scientifiques, ils ont eu recours à des explications « surnaturelles », des métaphores, des allégories. […] Les dieux ont été des réponses aux questions auxquelles alors les hommes n’avaient pas d’autres réponses. Ces croyances sont-elles encore rationnelles aujourd’hui ? Mais surtout, est-il encore tolérable de continuer à s’entretuer au nom de croyances ? »

jeudi 3 septembre 2015

« Aberfan project – La prophétie de Chartres » d’Eric Chesneau

J’ai reçu il y a quelque temps ce livre, « Aberfan project – La prophétie de Chartres », d’une maison d’édition partenaire. Je les en remercie. Ella Editions m’attire tout particulièrement car elle publie des livres ayant rapport avec l’Eure-et-Loir et la Vendée. Ayant habité quatre années en pays chartrain, j’ai une attache particulière pour l’Eure-et-Loir, d’autant plus que mon fils cadet y est né. Je suis donc avide de prendre connaissance de leurs livres et ai réceptionné et lu leur premier avec plaisir.

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10448782_817161121635135_9156471451033188173_nTitre :
« Aberfan project – La prophétie de Chartres »
Auteur : Eric Chesneau
Genre : thriller ésotérique
Editeur : Ella Editions
Parution : 2013 –
ISBN : 9782368030899 – 520 pages


Extraits de la 4è de couverture : « 1897 à Paris.
L’enfer de l’incendie du Bazar de la Charité.
Une jeune écrivaine sauve d’une mort atroce une vieille femme qui lui transmet un don dangereux.
1900, à Qumrân.
Un aventurier italien découvre en terre-sainte des rouleaux de peau sur lesquels sont gravés l’impensable… ainsi qu’une prophétie deux fois millénaire.
De nos jours dans le pays chartrain.
Alors que le nouveau pape s’apprête à célébrer les fêtes mariales, un mystérieux tueur signe ses crimes en laissant près des victimes des romans de Jules Verne.
Des rives de la Mer Morte à Chartres en passant par Rome, le Thymerais et Paris, ce thriller ésotérique et fantastique plonge un journaliste et les siens au cœur d’une conspiration planétaire.
Qui sont donc ces mystérieux Apôtres de l’Apocalypse qui brouillent les cartes ou plutôt… les lames du tarot divinatoire ? »


Avis : Je me suis plongée très facilement dans le livre. Les courts chapitres m’ont permis de suivre aisément les différentes périodes. Mais ce qui a été un bonus en début de livre l’a moins été par la suite car je profitais de ces fins de chapitres pour arrêter ma lecture. Le rythme effréné a repris sur la fin du livre et je l’ai enfin rapidement terminé. Je voulais connaître la fin !
Elle m’a surprise, interloquée. Il est d’ailleurs écrit « Dans les romans, il y a toujours une fin. On l’adore ou on la déteste, on la trouve faiblarde ou alors elle rattrape le reste de l’ouvrage… » Je ne continuerai pas, pour ne pas vous donner de piste.

Tout au long du livre, l’histoire est saupoudrée de l’humour de l’auteur, de ses jeux de mots. Il m’est même arrivé de relire quelques phrases pour les comprendre ;)

J’ai facilement fait connaissance avec les personnages même si, j’avoue m’être un peu mélangée les pinceaux avec ceux de 1900 (mais c’est vite revenu dans l’ordre). J’ai lu dans une critique que le personnage principal manquait un peu de consistance avec pour preuve, on ne se rappelait pas de son prénom à la fin du livre. Il est vrai que je ne m’en souviens pas mais cela ne m’a nullement gênée dans ma lecture. Pour moi, l’important n’était pas là mais dans les aventures que lui et ses compagnons vivaient.

lundi 31 août 2015

« Trois Nuage au pays des nénuphars » de Nuage Rose

Le blog reprend du service. Je vais vous livrer mes avis de lectures. Je reprends celles qui ont été publiées sur mon site pro. Leur nombre devenant croissant, je préfère les rassembler ici et redonner sa vocation au blog.

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couv Trois nuages au pays des nénuphars 16mm corr MS.inddTitre : « trois Nuage au pays des nénuphars »
Auteur : Nuage Rose
Genre : Autobiographie
Editeur : Société des écrivains
Parution : 2012 –
ISBN : 9782748397628 – 250 pages


Extraits de la 4è de couverture : « Années soixante… Le Viêt Nam, déjà scindé par la guerre d’Indochine, vit alors sous le feu américain. Opprimé par un régime totalitaire, prônant le fanatisme et le collectivisme aveugle, le Nord sombre désormais dans le chaos sanglant des bombardements. Plongées dans cette guerre, trois soeurs, trois Nuage, flottent, voient le monde, puis dérivent et survivent… […] Au gré de leurs exodes, Nuage Rose, la petite dernière, déroule la guerre, raconte son pays, leur vie au milieu des paysans; une survie que les Nuage, arrachées à leur mère, apprennent sous l’égide d’un grand-père maternel amoureux clandestin de la culture française et d’un père médecin, dévoué à ses blessés. […] »


Avis : Cette autobiographie se lit très facilement et je l’ai appréciée. Les évènements s’enchaînent avec fluidité. Nous prenons connaissance de ces trois sœurs, ces trois Nuage (Nuage Doré, Nuage Bleu et Nuage Rose) et nous nous y attachons aisément.

Nous découvrons le déroulement d’une enfance qui ne connaît que la guerre. Les horreurs sont présentes mais l’insouciance de cet âge également même si elle n’est pas suffisante. Nous comprenons que des blessures profondes, des craintes naissent de ces atrocités.
Ce passage, entre autres, m’a marquée « Nuage Rose se tourmentera d’une question, sans réussir à comprendre ce qu’elle a entendu un soir sur les ondes de la BBC murmurante : le président Richard Nixon, à son arrivée à la Maison Blanche, se recueille devant la tombe d’une petite fille juive, morte sous les bombardements allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. on a dit qu’il avait même les larmes aux yeux en se rappelant les crimes atroces commis par les nazis. La petite fille qu’est Nuage Rose ne saura expliquer par les mots ce qu’elle a ressenti. Seulement, elle s’est sentie si triste ! »
En lisant le livre, la même interrogation est venue me tarauder l’esprit…

J’ai également apprécié de (re)découvrir la culture vietnamienne, si différente de notre culture occidentale : leur rapport à la souffrance physique, leur code de l’honneur, etc. Il est impressionnant de voir jusqu’à quel point une enfant telle que Nuage Rose supporte la douleur…
Et pour terminer, j’aimerais ajouter que leur amour familial fait chaud au cœur.

vendredi 3 mai 2013

Une suite

Dernièrement, on m'a proposé de lire "Souviens-toi de Hallows Farm" de Angela Huth. Il s'agit de la suite de "Les filles de Hallows Farm" du même auteur. J'avais lu ce précédent livre il y a plusieurs années et n'en avais que quelques brides de souvenirs.


J'ai donc décidé de le relire. J'ai de nouveau passé un bon moment en compagnie de ces trois filles, volontaires agricoles pendant la seconde guerre mondiale dans une petite ferme anglaise. Prue, la mignonne délurée mais cependant travailleuse, Stella, l'amoureuse éperdue et Ag, la sage vont apprendre à se connaître elles-même et cette vie qui leur était jusqu'alors inconnue. Le livre est écrit selon leurs trois points de vue ainsi que celui de personnages de la ferme, Mr Lawrence, son fils, sa femme, l'ouvrier Ratty.
Ce livre a été publié en 1997 en français (et en 1995 dans sa version originale Land Girls) et a d'ailleurs fait l'objet d'un film sorti en 1998 sous le titre "Trois anglaises en campagne".

Après l'avoir terminé, j'ai enchainé avec le suivant, qui a été publié en 2010 en anglais sous le titre Once a Land Girl et en 2011 en français. J'aurai peut-être dû attendre quelques jours que les détails soient moins précis car la transition ne s'est pas du tout faire en douceur. Ce livre parle de la vie de Prue après son année à Hallow Farm et montre, en partie, comment elle a marqué leur vie à tous. Durant les premières pages, j'ai eu beaucoup de mal à retrouver la Prue que je connaissais. Certains évènements ne correspondaient pas à ce que j'avais lu quelques heures auparavant. 
Le livre se lit facilement et est agréable mais je l'ai trouvé beaucoup moins intéressant que le premier, enrichi par les points de vue des trois filles et le caractère historique du moment.

Et vous, comment lisez-vous les suites de livres ? En les enchaînant comme je l'ai fait, ou en laissant du temps entre les deux ?
Aimez-vous lire la suite d'un livre que vous avez apprécié ?

dimanche 9 décembre 2012

Pour la bibliothèque tournante

La semaine dernière a eu lieu notre réunion mensuelle de notre bibliothèque tournante. Nous étions peu nombreuses, l'hiver se faisant sentir.
Pour cette fois-ci, nous devions toutes lire le même livre : "Le premier homme" d'Albert Camus.

Le manuscrit a été publié en 1994, 34 ans après sa mort. Il travaillait dessus, premier volet d'une trilogie qui n'aura pas eu le temps d'écrire.
Le personnage principal, Jacques Cormery, 40 ans au début du livre, part à la recherche de son père qu'il n'a jamais connu. Ce sera alors l'occasion de revenir sur sa naissance, et sa jeunesse à Alger.

C'était très enrichissant de voir comment chacune nous avions perçu différemment notre lecture. Certaines ont trouvé que transparaissait trop la désespérance de Camus.
Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié. Surtout que le roman, en grande partie biographique, nous permet d'entrevoir la jeunesse de Camus.
Et comme c'est un premier jet, c'est vraiment intéressant de lire ses annotations, voir qu'il comptait développer certains paragraphes, ajouter des transitions, etc...