mardi 18 septembre 2018

"Le Dîner" de Herman Koch

"Le Dîner", de Herman Koch, prêté par ma belle-mère, est resté plusieurs mois dans ma pile à lire avant que je ne me décide à le prendre et le lire.

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Titre : "Le Dîner"
Auteur : Herman Koch
Traductrice : Isabelle Rosselin
Genre : récit, humour noir
Editeur : 10/18
Parution : 2013 / 360 pages
ISBN : 978-2264057815


Ce qu'en dit l'éditeur : Dans un grand restaurant d'Amsterdam, deux couples passent une soirée sous haute tension. Un huis clos étouffant et dérangeant, un roman coup de poing qui dresse un portrait à la fois ridicule et glaçant d'une bourgeoisie prête à renoncer à toutes ses valeurs morales.

Succès phénoménal aux Pays-Bas, alliance détonante d'une comédie de mœurs à l'humour ravageur et d'un roman noir à la tension implacable, Le Dîner dresse le portrait de notre société en pleine crise morale.

Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors-d'œuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances en Dordogne. Dessert : on évite soigneusement le véritable enjeu du dîner, les enfants. Car leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouïe.

Un café, un digestif, l'addition. Reste la question : jusqu'où irions-nous pour préserver nos enfants ?


Avis : Le roman est découpé selon le déroulement du repas : apéritif, entrée, plat, dessert, digestif.
Le narrateur est Paul Lotman que nous apprenons à connaître.
Il est heureux d'être avec sa femme pour ce dîner auquel il n'a pas du tout envie de se rendre. Ses commentaires sur son frère sont particulièrement mordants. Son analyse du restaurant, des manières de ses employés est truculente.
On sent également une certaine animosité envers son frère, qui arrive, bien entendu, en retard.

Au fil du livre, nous allons découvrir la raison de ce dîner et là, des questions morales se posent, nous renvoyant à ce que nous ferions dans pareille situation.


Un livre d'humour noir, truculent.


mardi 11 septembre 2018

"Silo" de Hugh Howey

Cela fait des années qu'on m'a recommandé "Silo" de Hugh Howey et au moins une qu'il est dans ma pile à lire. Et là, je l'ai enfin pris.

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Titre : "Silo"
Auteur : Hugh Howey
Traducteurs : Yohann Gentric et Laure Manceau
Genre : anticipation 
Editeur : Actes Sud
Parution : 2013 / 557 pages
ISBN : 978-2330024307


Ce qu'en dit l'éditeur : Dans un futur indéterminé, des survivants vivent depuis plusieurs générations dans un immense silo creusé dans la terre, à l'abri d'une atmosphère devenue toxique. Seul un immense écran relayant les images filmées par des caméras les relie au monde extérieur. Lorsque cette société bannit l'un des siens, il est envoyé dehors, vers une mort certaine, et pourtant, tous sans exception vont, avant de mourir, nettoyer les capteurs des caméras. Pourquoi ?


Avis : Je suis entrée sans problème dans cet univers vraiment bien décrit. Découvrir cette nouvelle société est tout simplement fabuleux. Voir comment elle s'articule, connaître les personnages qui la composent et ce mystère qui est soulevé.
Les pages ont défilé sans que je m'en rende compte, j'étais totalement happée par l'histoire.
Je le recommande vivement.

Un livre qui permet de s'échapper dans le futur, mais également de réfléchir sur les travers de notre propre société.


mardi 4 septembre 2018

"Ce que l'homme a cru voir" de Gautier Battistella

Comme chaque été, ma libraire propose aux membres du club de lecture de l'aider dans la lecture de tous les services presse qu'elle reçoit pour la rentrée littéraire. Cette fois, j'ai lu "Ce que l'homme a cru voir" de Gautier Battistella.

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Titre : "Ce que l'homme a cru voir"
Auteur : Gautier Battistella
Genre : récit
Editeur : Grasset
Parution : 2018 / 240 pages
ISBN : 978-2246859734


Ce qu'en dit l'éditeur : Simon Reijik a refait sa vie. Son métier : effacer les réputations numériques, libérer les hommes de leur passé. Lui-même croyait s’être affranchi de son histoire, jusqu’au coup de téléphone d’une inconnue. Simon abandonne sans explication sa femme Laura, et retourne sur les lieux où il a grandi.
Il retrouve près de Toulouse cette terre gasconne, si attachante qu’on la dit amoureuse. Il l’avait fuie, elle ne l’a jamais quitté. Les acteurs de son enfance, vivants et morts, se rappellent à lui. C’est l’heure des comptes. Le voici contraint d’accomplir le chemin qu’il a refusé de suivre vingt ans auparavant. Simon a cru voir, il s’est trompé. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve.
Un parcours initiatique d’une grande puissance, porté par une écriture charnelle, sensible, intense.


Avis : Le lecteur entre facilement dans le livre. Le style est agréable à lire et n'y est pas étranger.
Nous suivons le retour dans son pays de Simon. Nous le découvrons, nous vivons à travers lui cette plongée dans son passé.
Que s'est-il passé cette nuit-là ? Cette nuit qui a fait qu'il a quitté la région ?
Il nous faudra tout le livre pour l'apprendre. Et encore.

Un livre de rétrospection, pour passer un bon moment


mardi 21 août 2018

"Ctrl+Q" de Kathy Dorl

Je remercie Kathy Dorl, de m'avoir fait parvenir, après que j'ai chroniqué son roman "Déconfitures et pas de pot", "Ctrl+Q". J'ai également chroniqué "Ce que femme veut...", "Fifty-Fifty : ...et toujours un grain de folie" et "Le cœur des femmes bat plus vite" de la même auteure.

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Titre : "Ctrl+Q"
Auteur : Kathy Dorl
Genre : feel good
Editeur : Hélène Jacob
Parution : 2015 / 208 pages
ISBN : 978-2370113689


Ce qu'en dit l'éditeur : Entre son job de secrétaire dans un magasin de matelas et Roue de la Fortune, son hamster, Clémentine mène une vie solitaire et ennuyeuse.
Maladroite, pas très futée, superficielle et égoïste, Clémentine est une paresseuse avec une seule ambition : devenir riche.

 Des petites initiatives aux grandes résolutions qui peuvent tout bouleverser, la vie n’est qu’une succession de décisions à prendre. Clémentine, sans amis ni famille, sans conseils prudents et avisés, va faire les mauvais choix.

Au rythme syncopé de ce monde où la science va parfois trop loin et prend de court notre morale, Clémentine devra faire face à l’exceptionnel et l’incroyable.

Clémentine est « l’attachiante » héroïne de Ctrl+Q, le cinquième roman léger, drôle mais surtout anti-morosité de Kathy Dorl, qui donne la joie de lire.


Avis : Le style de l'auteure est fidèle à lui-même. Cette fois-ci, je ne l'ai pas trouvé trop lourd et certains jeux de mots sont appréciables (par exemple celui avec les officiers et sous-officiers ou celui des minables se déclarant la guerre).

Le premier tiers du livre m'a fait un peu peur, car l'héroïne, Clémentine, n'est pas du tout attachiante comme décrit sur la 4ème de couverture, mais seulement chiante. Heureusement, à ce moment-là, il se passe quelque chose dans l'histoire qui m'a fait les apprécier (Clémentine et l'histoire).

Le livre se lit très facilement et très rapidement et permet de passer un moment de détente..


mardi 14 août 2018

"Cabossé" de Benoît Philippon

Début juillet, j'ai eu l'occasion de découvrir Benoît Philippon venu présenter son dernier livre "Mamie Luger" dans ma librairie. J'en ai profité pour repartir avec son premier livre, "Cabossé".

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Titre : "Cabossé"
Auteur : Benoît Philippon
Genre : roman noir
Editeur : Folio Policier
Parution : 2018 / 336 pages
ISBN : 978-2072766121


Ce qu'en dit l'éditeur : Quand Roy est né, il s'appelait Raymond. C'était à Clermont. Il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s'est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d'homme de main à peine plus glorieuse.
Jusqu'au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de "tomate écrasée"...
Et jusqu'au soir où il croise Xavier, l'ex jaloux et arrogant de la belle - lequel ne s'en relèvera pas...
Roy et Guillemette prennent alors la fuite sur une route sans but. Une cavale jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d'obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.


Avis : J'avais très envie de découvrir l'histoire de Roy et Guillemette que l'on découvre au début de "Mamie Luger". Et c'est avec plaisir que j'ai plongé dans l'histoire.
Ce livre, bati tel un road movie, ne nous laisse pas le temps de souffler et les deux héros nous entraînent à leur suite.
Nous apprenons, au fil des pages,  à les connaître. L'un comme l'autresont des cabossés de la vie et le lecteur les aime d'autant plus.

J'attendais avec impatience le moment où ils rencontreraient Mamie Luger et je n'ai pas été déçue. Je comprends que l'auteur ait voulu lui consacrer un livre.

Le style des deux livres est différent. J'ai moins apprécié celui-ci. Il est facile à lire, dans le langage parlé, mais l'absence du NE dans toutes les négations m'a gênée.

Un livre qui se dévore sur le rythme de la cavalerie des héros.


mardi 7 août 2018

"Labyrinthe" de Kate Mosse

Sur Facebook, je fais partie d'un groupe de livres voyageurs : The Love Book Voyageur. Ma deuxième participation se fait avec "Labyrinthe" de Kate Mosse. Lorsque j'ai vu le post passer, je me suis dit que c'était l'occasion de le lire.

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Titre : "Labyrinthe"
Auteur : Kate Mosse
Traducteur : Gérard Marcantonio
Genre : thriller, roman historique
Editeur : Jean-Claude Lattès
Parution : 2006 / 592 pages
ISBN : 978-2709625838


Ce qu'en dit l'éditeur : Trois secrets. Deux femmes. Un Graal.
Juillet 1209 : Dans la cité de Carcassonne, Alaïs, dix-sept ans, reçoit de son père un manuscrit qui, prétend-il, recèle le secret du Graal. Bien qu'elle n'en comprenne ni les symboles ni les mots, elle sait que son destin est d'en assurer la protection. Elle doit, au prix d'une foi inébranlable et de grands sacrifices, préserver le secret du labyrinthe, secret issu des sables de l'ancienne Egypte voilà plusieurs milliers d'années.
Juillet 2005 : Lors de fouilles archéologiques aux environs de Carcassonne, Alice Tanner trébuche sur deux squelettes. Dans la grotte où gisent ces ossements, elle découvre, gravé dans la roche, un langage ancien, qu'il lui semble possible de déchiffrer. Elle finit par comprendre, mais trop tard, qu'elle vient de déclencher une succession d'événements terrifiants. Son destin est désormais lié à celui que connurent les Cathares, huit siècles auparavant.


Avis : Malgré l'épaisseur, le livre se lit rapidement. J'ai avalé les deux premiers tiers. La fin a été un peu plus longue pour ma part. Entre autres parce que je crois que le parti pris de l'auteur ne me convenait pas (chaque personnage du passé correspond à un personnage du présent).
Les deux histoires alternent. Ma préférence va à celle de 1209. Peut-être parce que dans la récente, j'ai trouvé certains faits un peu trop simples. Par exemple, Alice se rend à Chartres et tombe, comme par hasard, sur Will qui traînait par là (ils se sont rencontrés neuf ans auparavant, lors d'une soirée, ils ont de la chance de s'être reconnus !).
Quant aux personnages à proprement parlé, ils sont très manichéens (les gentils n'étant pas forcément très futés). Une fois cela admis, on peut se laisser emporter par l'histoire.

Un livre qui fait passé un bon moment (au moins au début).


mardi 31 juillet 2018

"Federica Ber" de Mark Greene

Comme chaque été, ma libraire propose aux membres du club de lecture de l'aider dans la lecture de tous les services presse qu'elle reçoit pour la rentrée littéraire. Cette fois, j'ai lu "Federica Ber" de Mark Greene.

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Titre : "Federica Ber"
Auteur : Mark Greene
Genre : récit
Editeur : Grasset
Parution : 2018 / 208 pages
ISBN : 978-2246817451


Ce qu'en dit l'éditeur : Un matin, dans le journal, un homme lit le récit d’un fait divers survenu en Italie. Un couple a été découvert, mort, au pied d’une muraille rocheuse des Dolomites. Les corps, dit la rumeur, seraient attachés l’un à l’autre. Suicide, assassinat ? Les carabinieri suspectent une randonneuse : Federica Bersaglieri.
Ce nom, il croit le reconnaître. Serait-ce la jeune femme rencontrée vingt ans auparavant, durant une semaine féerique, au cœur d’un été parisien ? Elle l’avait arraché à ses habitudes, lui avait appris la légèreté. Ensemble, ils avaient bu du vin frais, exploré les passages couverts, mimé les passants dans les jardins publics, dormi à la belle étoile, sur les toits de la ville… Puis elle avait disparu, brusquement. Aujourd’hui, à mille kilomètres de distance, il cherche à comprendre.
Deux histoires d’amour envoûtantes, sous les auspices de l’imaginaire et de la liberté, des sommets des Alpes à ceux de Paris.


Avis : Le sujet m'avait interpellée et je me suis laissée entraînée par ma lecture. Elle est tranquille, chaude comme un été parisien.
Je pensais qu'il y aurait plus d'actions, d'enquêtes, mais il n'en est rien. Et cela ne m'a nullement gênée.
L'écriture de l'histoire de Federica, celle d'hier à Paris ou celle d'aujourd'hui dans les Dolomites, est subjuguante.

Un livre pour rêver tranquillement.