mardi 3 décembre 2019

"La demande" de Michèle Desbordes

Pour le rendez-vous du club de lecture de décembre, il nous a été donné à lire "La demande" de Michèle Desbordes.

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Titre : "La demande"
Auteur : Michèle Desbordes
Genre : récit
Editeur : Verdier poche
Parution : 2019 / 136 pages
ISBN : 978-2-37856-039-3


Ce qu'en dit l'éditeur : A la fin de sa vie, sur l'invitation du roi de France, un maître italien, peintre et architecte, quitte son pays. Accompagné de ses élèves, il fait le long voyage jusqu'à la Loire où il aura sa demeure. On lui donne une servante. La relation de cette rencontre, en vérité bouleversante, impossible à cerner dans une formule, est le coeur du roman servi par la prose tendue, insidieuse et dense de Michèle Desbordes qui porte, magistralement, le récit jusqu'à son point d'orgue : la demande.


Avis : Ce livre permet de montrer tout ce qu'il peut ressortir d'une absence d'histoire. Effectivement, nous assistons au changement des saisons et à la relation qu'il existe entre ce maître (tout le monde reconnaît Léonard de Vinci même s'il n'est jamais cité) et cette servante.
Le lecteur peut s'interroger sur l'objet de la demande qui apparaît à la toute fin du livre.

Le style est très particulier et je ne l'ai pas aimé. Plus d'une fois j'ai trébuché en lisant certains passages, d'autres je mourais d'envie de mettre des points à la place de certaines virgules. Il n'est pas fait pour moi.

Un livre faisant l'éloge de la lenteur.


mardi 26 novembre 2019

"Sorcières, la puissance invaincue des femmes" de Monan Chollet

"Sorcières, la puissance invaincue des femmes" de Monan Chollet m'a été prêté par une copine. Cela faisait quelques temps que j'en entendais parler et elle m'en dit grand bien.

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Titre : "Sorcières, la puissance invaincue des femmes"
Autrice : Mona Chollet
Genre : essai
Editeur : Zones
Parution : 2018 / 240 pages
ISBN : 978-2355221224


Ce qu'en dit l'éditeur : Tremblez, les sorcières reviennent ! disait un slogan féministe des années 1970. Image repoussoir, représentation misogyne héritée des procès et des bûchers des grandes chasses de la Renaissance, la sorcière peut pourtant, affirme Mona Chollet, servir pour les femmes d'aujourd'hui de figure d'une puissance positive, affranchie de toutes les dominations.
Qu'elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l'Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
Ce livre en explore trois et examine ce qu'il en reste aujourd'hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante –; puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant –; puisque l'époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d'horreur.
Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s'est développé alors tant à l'égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.
Prix de l'essai Psychologies-Fnac 2019


Avis : Je n'ai pas été déçue de ma lecture. Le livre se lit vraiment très facilement et nous interpelle plus d'une fois. Je pense que chaque femme trouvera forcément un écho dans les réflexions de l'autrice. En autres, elles nous font comprendre ou prendre conscience de la misogynie de notre monde actuel.

Un livre à partager sans modération.



mardi 5 novembre 2019

"Une bête au Paradis" de Cécile Coulon

Dans les livres de la rentrée littéraire, "Une bête au paradis" de Cécile Coulon m'a été conseillé par une amie libraire. Un trajet en train Marseille-Paris a été l'occasion de le lire.

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Titre : "Une bête au Paradis"
Auteur : Cécile Coulon
Genre : récit
Editeur : L'Iconoclaste
Parution : 2019 / 352pages
ISBN : 978-2378800789


Ce qu'en dit l'éditeur : La vie d'Émilienne, c'est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d'un chemin sinueux. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel.
Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu'à ce que l'adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s'appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir.
Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance.
Une bête au Paradis est le roman d'une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté.

Avis : Les personnages, très stéréotypés, sont facilement reconnaissables. Tout comme Blanche, on s'attache à ce petit coin de Paradis.
La vengeance n'est pas venue d'où je le pensais.
Le livre se lit très facilement et on se laisse emporter par la vie de Blanche et Gabriel.

Un livre à lire d'une traite pour passer un bon moment.


mardi 22 octobre 2019

"Borgo Vecchio" de Giosuè Calaciura

Pour le rendez-vous du club de lecture de novembre, il nous a été donné à lire "Borgo Vecchio" de Giosuè Calaciura.

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Titre : "Borgo Vecchio"
Auteur : Giosuè Calaciura
Traductrice : Lise Chapuis
Genre : récit
Editeur : Editions Noir sur Blanc (Notabilia)
Parution : 2019 / 149 pages
ISBN : 978-2882505842


Ce qu'en dit l'éditeur : Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort, camarades de classe et complices d’école buissonnière. Cristofaro qui, chaque soir, pleure la bière de son père. Mimmo qui aime Celeste, captive du balcon quand Carmela, sa mère, s’agenouille sur le lit pour prier la Vierge tandis que les hommes du quartier se plient au-dessus d’elle. Tous rêvent d’avoir pour père Totò le pickpocket, coureur insaisissable et héros du Borgo Vecchio, qui, s’il détrousse sans vergogne les dames du centre-ville, garde son pistolet dans sa chaussette pour résister plus aisément à la tentation de s’en servir. Un pistolet que Mimmo voudrait bien utiliser contre le père de Cristofaro, pour sauver son ami d’une mort certaine.L’intrigue est semblable à celle d’un livret d’opéra : violence et beauté, bien et mal se mêlent pour nous tenir en haleine jusqu’au grand final.


Avis : Le lecteur entre sans problème dans la vie de ce quartier défavorisé de Palerme. Les descriptions y sont poétiques et les enfants attachants. On se prend à espérer une vie meilleure.
Je l'ai lu très rapidement et en suis restée avec une tristesse pour leurs vies. On ne peut pas dire que le livre soit noir, juste très trop réel.

Un livre sur un quartier populaire de Palerme.



mardi 8 octobre 2019

"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews

Lors de la rentrée littéraire de septembre, ma libraire a organisé une soirée où elle nous a présenté quelques-uns de ses coups de coeur de cette rentrée, dont "Ce qu'elles disent" de Miriam Toews.

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Titre : "Ce qu'elles disent"
Auteur : Miriam Toews
Traducteurs : Paul Gagné, Lori Saint-Martin
Genre : récit, 
Editeur : Buchet Chastel
Parution : 2019 / 226 pages
ISBN : 978-2283032480


Ce qu'en dit l'éditeur : Colonie mennonite de Manitoba, Bolivie, 2009. Alors que les hommes sont partis à la ville, huit femmes – grands-mères, mères et jeunes filles – tiennent une réunion secrète dans un grenier à foin. Depuis quatre ans, nombre d’entre elles sont retrouvées, à l’aube, inconscientes, rouées de coups et violées. Pour ces chrétiens baptistes qui vivent coupés du monde, l’explication est évidente, c’est le diable qui est à l’œuvre. Mais les femmes, elles, le savent : elles sont victimes de la folie des hommes.
Elles ont quarante-huit heures pour reprendre leur destin en main. Quarante-huit heures pour parler de ce qu’elles ont vécu, et de ce qu’elles veulent désormais vivre. Analphabètes, elles parlent un obscur dialecte, et ignorent tout du monde extérieur.
Pourtant, au fil des pages de ce roman qui retranscrit les minutes de leur assemblée, leurs questions, leur rage, leurs aspirations se révèlent être celles de toutes les femmes.
Inspiré d’un fait divers réel, Ce qu’elles disent est un roman éblouissant sur la possibilité pour les femmes de s’affranchir ensemble de ce qui les entrave.
Miriam Toews est née en 1964 dans une communauté mennonite du Manitoba, au Canada. Elle est l’autrice de plusieurs romans et a été lauréate de nombreux prix littéraires, notamment du Governor General’s Award. Elle vit au Canada. Ce qu’elles disent est son premier roman à paraître chez Buchet/Chastel, et le troisième à paraître en France après Drôle de tendresse (Seuil, 2006) et Pauvres petits chagrins (Christian Bourgois, 2015).


Avis : Le livre se lit très facilement. Le rythme est lent et j'étais d'ailleurs étonnée qu'il ne retrace, au final, que deux jours.
Deux jours de réflexion, notées scrupuleusement par August, l'instituteur du village.
Le livre suit le cours de leurs pensées qui partent dans plusieurs directions : sur le pardon, la vengeance, la foi.

Un livre sur la prise de conscience d'un groupe de femmes.



mardi 24 septembre 2019

"Les jungles rouges" de Jean-Noël Orengo

Pour le rendez-vous du club de lecture d'octobre, il nous a été donné à lire "Les jungles rouges" de Jean-Noël Orengo.

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Titre : "Les jungles rouges"
Auteur : Jean-Noël Orengo
Genre : récit
Editeur : Grasset
Parution : 2019 / 272 pages
ISBN : 978-2246818434


Ce qu'en dit l'éditeur : Début du XXe siècle : l’Asie du Sud-Est est humiliée, soumise à la colonisation par les Européens.
Début du XXIe siècle : c’est une région triomphante, qui, avec la Chine, s’apprête à dominer le monde.
Entre les deux, il y a eu ces Jungles rouges et son héros énigmatique, Xa Prasith : une histoire de révolution et d’amour fou vécue par des êtres de couleur de peau et de culture différentes. Qui est Xa Prasith ? À travers une succession d’époques et de lieux, on découvre le destin d’un homme qui aurait tour à tour été : le fils du boy khmer des Malraux pendant leur aventure indochinoise en 1924 ; un militant nationaliste cambodgien, meilleur ami de Saloth Sâr, le futur Pol Pot, durant son séjour à Paris vers 1950 ; un officier khmer rouge, responsable de la propagande, et qui, désertant un mouvement devenu fou, confie Phalla, sa fille venant de naître, à un couple de Français lors de la chute de Phnom Penh en 1975 ; et cette figure de père mythique, hantant Phalla et son petit ami, Jean Douchy, dans les années 1990 et 2000. Une révélation finale viendra bouleverser tout ce qu’on croyait savoir sur lui.
Les Jungles rouges renouvellent le roman choral et reconstituent avec passion et minutie un grand basculement : l’Occident se couche, l’Extrême-Orient se relève. Mais par-delà l’Histoire, ce livre explore magistralement ce qui échappe à toutes nos idéologies : les amours mixtes, le goût de l’ailleurs, et une volonté farouche d’indépendance.


Avis : J'ai eu beaucoup de mal avec ce livre. Je voyais que certains passages étaient poétiques, mais je passais à côté. D'autres me donnaient l'impression d'être une succession de noms de rue et d'adresses.
J'ai commencé à accrocher dans le dernier tiers du livre.
La révélation finale m'a beaucoup plu. Elle donne au livre une dimension, sa valeur.

Un livre pour les amoureux de l'Asie.


mardi 10 septembre 2019

"Glacé" de Bernard Minier

De nouveaux livres voyageurs sont apparus sur le groupe Facebook "Les livres Voyageurs" dont je fais partie. Je me suis donc inscrite sur la liste pour recevoir "Glacé" de Bernard Minier. A mon tour de le lire avant de l'envoyer à la personne suivante.

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Titre : "Glacé"
Auteur : Bernard Minier
Genre : policier
Editeur : Pocket
Parution : 2012 / 736 pages
ISBN : 978-2266219976


Ce qu'en dit l'éditeur : Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d'une journée glaciale de décembre, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d'un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l'enquête la plus étrange de toute sa carrière.
"Retenez bien ce nom : Bernard Minier." Le Figaro littéraire
"De répit, point, ni pour les personnages ni pour nous. Une réussite !" Le Point
Prix du meilleur roman francophone au Festival polar de Cognac

Avis : Il est bien facile de s'imaginer cette vallée hivernale des Pyrénées, lugubre décor de ce policier.
Les personnages sont attachants, même si le côté anti-héros du policier est appuyé à fond (on se demande comment il arrive à mener son enquête en étant si mal en point).
J'ai bien apprécié les intrigues secondaires comme les relations que le policier entretient avec sa fille.

Un policier pour passer un bon moment.