mardi 6 août 2019

"Un peu de nuit en plein jour" d'Eric L'Homme

Comme chaque été, ma libraire propose aux membres du club de lecture de l'aider dans la lecture de tous les services presse qu'elle reçoit pour la rentrée littéraire. Cette fois, j'ai lu "Un peu de nuit en plein jour" de Eric L'Homme.

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Titre : "Un peu de nuit en plein jour"
Auteur : Eric L'Homme
Genre : anticipation
Editeur : Calmann Lévy
Parution : 2019 / 170 pages
ISBN : 978-2702166222


Ce qu'en dit l'éditeur : "Il ne reste plus que ça aujourd’hui, la communion des caves, cette sauvagerie qui seule subsiste une fois quittée la grisaille de la surface où les clans survivent dans des boulots plus pourris qu’une charogne oubliée sur un piège."
Ce pourrait être le monde de demain. Paris est envahi par une obscurité perpétuelle et livré aux instincts redevenus primaires d’une population désormais organisée en clans. Dans ce monde urbain terriblement violent, Féral est un des derniers à avoir des souvenirs des temps anciens. Il est aussi un as de la "cogne", ces combats à mains nues qui opposent les plus forts des clans dans des sortes de grand-messes expiatoires. C’est lors d’une de ces cognes qu’il rencontre Livie, qui respire la liberté, l’intelligence, la force. Leur amour est immédiat, charnel, entier. Mais le destin de Féral va se fracasser sur cette jeune femme qui n’est pas libre d’aimer.
Bijou littéraire, Un peu de nuit en plein jour parle de notre monde qui s’abîme, de la part de sauvagerie en l’homme, de l’inéluctabilité des destins.
"Une mazurka entre la violence des corps et la douceur des sentiments sur une terre sans soleil où subsiste seulement l'espoir." Alice, Librairie Martelle

Avis : Dans un monde futur où il n'y a plus vraiment de jour (juste une nuit plus claire), les privilégiés vivent très très longtemps grâce aux centres médicaux (éternellement ?) contrairement aux autres qui vivent par clan, peu car leur vie est beaucoup plus dure.
On suit Féral, un vieux des caves (45 ans). Il vit dans le clan de Louis et Lucie, aime participer aux cognes, où il excelle. Il y rencontre une jeune fille d'un autre clan, Livie (20 ans) et ils tombent amoureux.
Des passages en italique finissent par nous faire comprendre que Livie à une dette envers une privilégiée.
L'action n'est pas ce qui prime dans le livre, plus ce que ressentent les personnages. Aussi la réflexion sur vivre longtemps sans passion, événement ou peu et intensément est menée. D'ailleurs, au milieu du livre, Féral compare cela au conte de la chèvre de monsieur Seguin (sans les nommer).

Un livre sur la vie et son intérêt.


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